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En février dernier, à Annonay, plus de 150 personnes se sont rassemblées en soutien au Parti communiste français (PCF), après que son local a été tagué avec croix celtiques et la la mention « Communiste assassin ». Derrière cette action se trouve un groupuscule fasciste connu dans la région : les Chauvins ardéchois, aujourd’hui renommé Helvica. L’un de ses membres a suivi une préparation militaire au sein de l’armée française.
Dans le petit village de Boulieu-lès-Annonay, au nord d’Annonay, un groupe de jeunes conscrits se réunit au début du mois de mai 2026 pour « chanter le mai ». Ils sont nés en 2008, ils ont alors 18 ans. La tradition des conscrits remonte à l’époque où le service militaire était obligatoire et où les jeunes célébraient leur départ avant d’intégrer l’armée.
Le week-end de la fête, deux jeunes posent pour une photographie, assis sur des conteneurs de recyclage. Ils y effectuent le salut de Kühnen, un geste popularisé par le militant néonazi allemand Michael Kühnen. Reflets avait consacré une longue enquête à ce symbole afin d’en retracer les origines et d’analyser son usage actuel par des militants néonazis et d’extrême droite radicale dans plusieurs pays occidentaux.

Le salut de Kühnen constitue une variante du salut hitlérien et se caractérise par un bras droit tendu ou pointé vers le bas avec le pouce, l’index et le majeur écartés, tandis que les autres doigts restent pliés, formant ainsi la lettre « W », symbole de Widerstand (« résistance »). Ce geste est apparu pour la première fois dans les années 1970 sous le nom de « salut de la résistance », vraisemblablement utilisé par le groupe Aktion Widerstand, puis popularisé par Kühnen. C’est pourquoi il est souvent considéré comme le créateur de ce geste.
Sur l'espace public, cette variation permettait à des militants néonazis d’...













