{"id":1041,"date":"2012-06-26T22:01:05","date_gmt":"2012-06-26T20:01:05","guid":{"rendered":"http:\/\/www.dotmana.com\/weblog\/?p=1041"},"modified":"2012-06-26T22:01:05","modified_gmt":"2012-06-26T20:01:05","slug":"le-scenario-de-leffondrement-lemporte","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.dotmana.com\/weblog\/2012\/06\/le-scenario-de-leffondrement-lemporte\/","title":{"rendered":"&#8220;Le sc\u00e9nario de l\u2019effondrement l\u2019emporte&#8221;"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.liberation.fr\/terre\/2012\/06\/15\/le-scenario-de-l-effondrement-l-emporte_826664\">Sauvegarde de l&#8217;article de Lib\u00e9ration<\/a><\/p>\n<h5><time itemprop=\"datePublished\" datetime=\"2012-06-15T19:07:03+02:00\">15 juin 2012 \u00e0 19:07<\/time><\/h5>\n<div>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/md0.libe.com\/photo\/432132\/?modified_at=1340010664&amp;ratio_x=03&amp;ratio_y=02&amp;width=476\" alt=\"Dennis Meadow.\" \/><\/p>\n<div>Dennis Meadow. (Photo Bruno Charoy pour Lib\u00e9ration.)<\/div>\n<\/div>\n<div>\n<h2>Interview D\u00e8s le premier sommet de la Terre de 1972, le chercheur am\u00e9ricain Dennis Meadows partait en guerre contre la croissance. A la veille de la conf\u00e9rence \u00abRio + 20\u00bb, il d\u00e9nonce les visions \u00e0 court terme et dresse un bilan alarmiste.<\/h2>\n<div>Par <strong>LAURE NOUALHAT<\/strong><\/div>\n<p>En 1972, quatre jeunes scientifiques du Massachusetts Institute of Technologie (MIT) r\u00e9digent \u00e0 la demande du Club de Rome un rapport intitul\u00e9 <em>The Limits to Growth (les Limites \u00e0 la croissance)<\/em>. Celui-ci va choquer le monde. Leur analyse \u00e9tablit clairement les cons\u00e9quences dramatiques d\u2019une croissance \u00e9conomique et d\u00e9mographique exponentielle dans un monde fini. En simulant les interactions entre population, croissance industrielle, production alimentaire et limites des \u00e9cosyst\u00e8mes terrestres, ces chercheurs \u00e9laborent treize sc\u00e9narios, treize trajectoires possibles pour notre civilisation.<\/p>\n<p>Nous sommes avant la premi\u00e8re crise p\u00e9troli\u00e8re de 1973, et pour tout le monde, la croissance \u00e9conomique ne se discute pas. Aujourd\u2019hui encore, elle reste l\u2019alpha et l\u2019om\u00e9ga des politiques publiques. En 2004, quand les auteurs enrichissent leur recherche de donn\u00e9es accumul\u00e9es durant trois d\u00e9cennies d\u2019expansion sans limites, l\u2019impact destructeur des activit\u00e9s humaines sur les processus naturels les conforte d\u00e9finitivement dans leur raisonnement. Et ils sont convaincus que le pire sc\u00e9nario, celui de l\u2019effondrement, se joue actuellement devant nous. Rencontre avec l\u2019un de ces scientifiques, Dennis Meadows, \u00e0 la veille de la conf\u00e9rence de Rio + 20.<\/p>\n<h5>Le sommet de la Terre d\u00e9marre mercredi \u00e0 Rio. Vous qui avez connu la premi\u00e8re conf\u00e9rence, celle de Stockholm, en 1972, que vous inspire cette rencontre, quarante ans plus tard ?<\/h5>\n<p>Comme environnementaliste, je trouve stupide l\u2019id\u00e9e m\u00eame que des dizaines de milliers de personnes sautent dans un avion pour rejoindre la capitale br\u00e9silienne, histoire de discuter de soutenabilit\u00e9. C\u2019est compl\u00e8tement fou. D\u00e9penser l\u2019argent que \u00e7a co\u00fbte \u00e0 financer des politiques publiques en faveur de la biodiversit\u00e9, de l\u2019environnement, du climat serait plus efficace. Il faut que les gens comprennent que Rio + 20 ne produira aucun changement significatif dans les politiques gouvernementales, c\u2019est m\u00eame l\u2019inverse.<\/p>\n<p>Regardez les grandes conf\u00e9rences onusiennes sur le climat, chaque d\u00e9l\u00e9gation s\u2019\u00e9vertue \u00e0 \u00e9viter un accord qui leur poserait plus de probl\u00e8mes que rien du tout. La Chine veille \u00e0 ce que personne n\u2019impose de limites d\u2019\u00e9missions de CO2, les Etats-Unis viennent discr\u00e9diter l\u2019id\u00e9e m\u00eame qu\u2019il y a un changement climatique. Avant, les populations exer\u00e7aient une esp\u00e8ce de pression pour que des mesures significatives sortent de ces r\u00e9unions. Depuis Copenhague, et l\u2019\u00e9chec cuisant de ce sommet, tout le monde a compris qu\u2019il n\u2019y a plus de pression. Chaque pays est d\u2019accord pour signer en faveur de la paix, de la fraternit\u00e9 entre les peuples, du d\u00e9veloppement durable, mais \u00e7a ne veut rien dire. Les pays riches promettent toujours beaucoup d\u2019argent et n\u2019en versent jamais.<\/p>\n<h5>Vous n\u2019y croyez plus ?<\/h5>\n<p>Tant qu\u2019on ne cherche pas \u00e0 r\u00e9soudre l\u2019in\u00e9quation entre la recherche perp\u00e9tuelle de croissance \u00e9conomique et la limitation des ressources naturelles, je ne vois pas \u00e0 quoi \u00e7a sert. A la premi\u00e8re conf\u00e9rence, en 1972, mon livre <em>les Limites \u00e0 la croissance <\/em>(dont une nouvelle version enrichie a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e en mai) avait eu une grande influence sur les discussions. J\u2019\u00e9tais jeune, na\u00eff, je me disais que si nos dirigeants se r\u00e9unissaient pour dire qu\u2019ils allaient r\u00e9soudre les probl\u00e8mes, ils allaient le faire. Aujourd\u2019hui, je n\u2019y crois plus !<\/p>\n<h5>L\u2019un des th\u00e8mes centraux de la conf\u00e9rence concerne l\u2019\u00e9conomie verte. Croyez-vous que ce soit une voie \u00e0 suivre ?<\/h5>\n<p>Il ne faut pas se leurrer : quand quelqu\u2019un se pr\u00e9occupe d\u2019\u00e9conomie verte, il est plut\u00f4t int\u00e9ress\u00e9 par l\u2019\u00e9conomie et moins par le vert. Tout comme les termes soutenabilit\u00e9 et d\u00e9veloppement durable, le terme d\u2019\u00e9conomie verte n\u2019a pas vraiment de sens. Je suis s\u00fbr que la plupart de ceux qui utilisent cette expression sont tr\u00e8s peu concern\u00e9s par les probl\u00e8mes globaux. La plupart du temps, l\u2019expression est utilis\u00e9e pour justifier une action qui aurait de toute fa\u00e7on \u00e9t\u00e9 mise en place, quelles que soient les raisons.<\/p>\n<h5>Vous semblez penser que l\u2019humanit\u00e9 n\u2019a plus de chance de s\u2019en sortir ?<\/h5>\n<p>Avons-nous un moyen de maintenir le mode de vie des pays riches ? Non. Dans \u00e0 peine trente ans, la plupart de nos actes quotidiens feront partie de la m\u00e9moire collective, on se dira : \u00abJe me souviens, avant, il suffisait de sauter dans une voiture pour se rendre o\u00f9 on voulait\u00bb, ou \u00abje me souviens, avant, on prenait l\u2019avion comme \u00e7a\u00bb. Pour les plus riches, cela durera un peu plus longtemps, mais pour l\u2019ensemble des populations, c\u2019est termin\u00e9. On me parle souvent de l\u2019image d\u2019une voiture folle qui foncerait dans un mur. Du coup, les gens se demandent si nous allons appuyer sur la p\u00e9dale de frein \u00e0 temps. Pour moi, nous sommes \u00e0 bord d\u2019une voiture qui s\u2019est d\u00e9j\u00e0 jet\u00e9e de la falaise et je pense que, dans une telle situation, les freins sont inutiles. Le d\u00e9clin est in\u00e9vitable.<\/p>\n<p>En 1972, \u00e0 la limite, nous aurions pu changer de trajectoire. A cette \u00e9poque, l\u2019empreinte \u00e9cologique de l\u2019humanit\u00e9 \u00e9tait encore soutenable. Ce concept mesure la quantit\u00e9 de biosph\u00e8re n\u00e9cessaire \u00e0 la production des ressources naturelles renouvelables et \u00e0 l\u2019absorption des pollutions correspondant aux activit\u00e9s humaines. En 1972, donc, nous utilisions 85% des capacit\u00e9s de la biosph\u00e8re. Aujourd\u2019hui, nous en utilisons 150% et ce rythme acc\u00e9l\u00e8re. Je ne sais pas exactement ce que signifie le d\u00e9veloppement durable, mais quand on en est l\u00e0, il est certain qu\u2019il faut ralentir. C\u2019est la loi fondamentale de la physique qui l\u2019exige : plus on utilise de ressources, moins il y en a.\u00a0Donc, il faut en vouloir moins.<\/p>\n<h5>La d\u00e9mographie ne sera pas abord\u00e9e \u00e0 Rio + 20. Or, pour vous, c\u2019est un sujet majeur\u2026<\/h5>\n<p>La premi\u00e8re chose \u00e0 dire, c\u2019est que les probl\u00e8mes \u00e9cologiques ne proviennent pas des humains en tant que tels, mais de leurs modes de vie. On me demande souvent : ne pensez-vous pas que les choses ont chang\u00e9 depuis quarante ans, que l\u2019on comprend mieux les probl\u00e8mes ? Je r\u00e9ponds que le jour o\u00f9 l\u2019on discutera s\u00e9rieusement de la d\u00e9mographie, alors l\u00e0, il y aura eu du changement.<\/p>\n<p>Jusqu\u2019ici, je ne vois rien, je dirais m\u00eame que c\u2019est pire qu\u2019avant. Dans les ann\u00e9es\u00a070, les Nations unies organisaient des conf\u00e9rences sur ce th\u00e8me, aujourd\u2019hui, il n\u2019y a plus rien.<\/p>\n<h5>Pourquoi ?<\/h5>\n<p>Je ne comprends pas vraiment pourquoi. Aux Etats-Unis, on ne discute plus de l\u2019avortement comme d\u2019une question m\u00e9dicale ou sociale, c\u2019est exclusivement politique et religieux. Personne ne gagnera politiquement \u00e0 ouvrir le chantier de la d\u00e9mographie. Du coup, personne n\u2019en parle. Or, c\u2019est un sujet de tr\u00e8s long terme, qui m\u00e9rite d\u2019\u00eatre anticip\u00e9. Au Japon, apr\u00e8s Fukushima, ils ont ferm\u00e9 toutes les centrales nucl\u00e9aires. Ils ne l\u2019avaient pas planifi\u00e9, cela a donc caus\u00e9 toutes sortes de probl\u00e8mes. Ils ont les plus grandes difficult\u00e9s \u00e0 payer leurs importations de p\u00e9trole et de gaz. C\u2019est possible de se passer de nucl\u00e9aire, mais il faut le planifier sur vingt ans.<\/p>\n<p>C\u2019est la m\u00eame chose avec la population. Si soudainement vous r\u00e9duisez les taux de natalit\u00e9, vous avez des probl\u00e8mes : la main-d\u2019\u0153uvre diminue, il devient tr\u00e8s co\u00fbteux de g\u00e9rer les personnes \u00e2g\u00e9es,\u00a0etc. A Singapour, on discute en ce moment m\u00eame de l\u2019optimum d\u00e9mographique. Aujourd\u2019hui, leur ratio de d\u00e9pendance est de 1,7, ce qui signifie que pour chaque actif, il y a 1,7 inactif (enfants et personnes \u00e2g\u00e9es compris). S\u2019ils stoppent la croissance de la population, apr\u00e8s la transition d\u00e9mographique, il y aura un actif pour sept inactifs. Vous comprenez bien qu\u2019il est impossible de faire fonctionner correctement un syst\u00e8me social dans ces conditions. Vous courez \u00e0 la faillite. Cela signifie qu\u2019il faut transformer ce syst\u00e8me, planifier autrement en prenant en compte tous ces \u00e9l\u00e9ments.<\/p>\n<p>La planification existe d\u00e9j\u00e0, mais elle ne fonctionne pas. Nous avons besoin de politiques qui co\u00fbteraient sur des d\u00e9cennies mais qui rapporteraient sur des si\u00e8cles. Le probl\u00e8me de la crise actuelle, qui touche tous les domaines, c\u2019est que les gouvernements changent les choses petit bout par petit bout. Par exemple, sur la crise de l\u2019euro, les rustines invent\u00e9es par les Etats tiennent un ou deux mois au plus. Chaque fois, on ne r\u00e9sout pas le probl\u00e8me, on fait redescendre la pression, momentan\u00e9ment, on retarde seulement l\u2019effondrement.<\/p>\n<h5>Depuis quarante ans, qu\u2019avez-vous rat\u00e9 ?<\/h5>\n<p>Nous avons sous-estim\u00e9 l\u2019impact de la technologie sur les rendements agricoles, par exemple. Nous avons aussi sous-estim\u00e9 la croissance de la population. Nous n\u2019avions pas imagin\u00e9 l\u2019ampleur des bouleversements climatiques, la d\u00e9pendance \u00e9nerg\u00e9tique. En 1972, nous avions \u00e9labor\u00e9 treize sc\u00e9narios, j\u2019en retiendrais deux : celui de l\u2019effondrement et celui de l\u2019\u00e9quilibre. Quarante ans plus tard, c\u2019est ind\u00e9niablement le sc\u00e9nario de l\u2019effondrement qui l\u2019emporte ! Les donn\u00e9es nous le montrent, ce n\u2019est pas une vue de l\u2019esprit.<\/p>\n<p>Le point-cl\u00e9 est de savoir ce qui va se passer apr\u00e8s les pics. Je pensais aussi honn\u00eatement que nous avions r\u00e9ussi \u00e0 alerter les dirigeants et les gens, en g\u00e9n\u00e9ral, et que nous pouvions \u00e9viter l\u2019effondrement. J\u2019ai compris que les changements ne devaient pas \u00eatre simplement technologiques mais aussi sociaux et culturels. Or, le cerveau humain n\u2019est pas programm\u00e9 pour appr\u00e9hender les probl\u00e8mes de long terme. C\u2019est normal : <em>Homo Sapiens <\/em>a appris \u00e0 fuir devant le danger, pas \u00e0 imaginer les dangers \u00e0 venir. Notre vision \u00e0 court terme est en train de se fracasser contre la r\u00e9alit\u00e9 physique des limites de la plan\u00e8te.<\/p>\n<h5>N\u2019avez-vous pas l\u2019impression de vous r\u00e9p\u00e9ter ?<\/h5>\n<p>Les id\u00e9es principales sont effectivement les m\u00eames depuis 1972. Mais je vais vous expliquer ma philosophie : je n\u2019ai pas d\u2019enfants, j\u2019ai 70\u00a0ans, j\u2019ai eu une super vie, j\u2019esp\u00e8re en profiter encore dix ans. Les civilisations naissent, puis elles s\u2019effondrent, c\u2019est ainsi. Cette civilisation mat\u00e9rielle va dispara\u00eetre, mais notre esp\u00e8ce survivra, dans d\u2019autres conditions. Moi, je transmets ce que je sais, si les gens veulent changer c\u2019est bien, s\u2019ils ne veulent pas, je m\u2019en fiche. J\u2019analyse des syst\u00e8mes, donc je pense le long terme. Il y a deux fa\u00e7ons d\u2019\u00eatre heureux : avoir plus ou vouloir moins. Comme je trouve qu\u2019il est ind\u00e9cent d\u2019avoir plus, je choisis de vouloir moins.<\/p>\n<h5>Partout dans les pays riches, les dirigeants promettent un retour de la croissance, y croyez-vous ?<\/h5>\n<p>C\u2019est fini, la croissance \u00e9conomique va fatalement s\u2019arr\u00eater, elle s\u2019est d\u00e9j\u00e0 arr\u00eat\u00e9e d\u2019ailleurs. Tant que nous poursuivons un objectif de croissance \u00e9conomique \u00abperp\u00e9tuelle\u00bb, nous pouvons \u00eatre aussi optimistes que nous le voulons sur le stock initial de ressources et la vitesse du progr\u00e8s technique, le syst\u00e8me finira par s\u2019effondrer sur lui-m\u00eame au cours du XXI<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle. Par effondrement, il faut entendre une chute combin\u00e9e et rapide de la population, des ressources, et de la production alimentaire et industrielle par t\u00eate. Nous sommes dans une p\u00e9riode de stagnation et nous ne reviendrons jamais aux heures de gloire de la croissance. En Gr\u00e8ce, lors des derni\u00e8res \u00e9lections, je ne crois pas que les gens croyaient aux promesses de l\u2019opposition, ils voulaient plut\u00f4t signifier leur d\u00e9sir de changement. Idem chez vous pour la pr\u00e9sidentielle. Aux Etats-Unis, apr\u00e8s Bush, les d\u00e9mocrates ont gagn\u00e9 puis perdu deux ans plus tard. Le syst\u00e8me ne fonctionne plus, les gens sont malheureux, ils votent contre, ils ne savent pas quoi faire d\u2019autre. Ou alors, ils occupent Wall Street, ils sortent dans la rue, mais c\u2019est encore insuffisant pour changer fondamentalement les choses.<\/p>\n<h5>Quel syst\u00e8me \u00e9conomique fonctionnerait d\u2019apr\u00e8s vous ?<\/h5>\n<p>Le syst\u00e8me reste un outil, il n\u2019est pas un objectif en soi. Nous avons b\u00e2ti un syst\u00e8me \u00e9conomique qui correspond \u00e0 des id\u00e9es. La vraie question est de savoir comment nous allons changer d\u2019id\u00e9es. Pour des pans entiers de notre vie sociale, on s\u2019en remet au syst\u00e8me \u00e9conomique. Vous voulez \u00eatre heureuse ? Achetez quelque chose ! Vous \u00eates trop grosse ? Achetez quelque chose pour mincir ! Vos parents sont trop vieux pour s\u2019occuper d\u2019eux ? Achetez-leur les services de quelqu\u2019un qui se chargera d\u2019eux ! Nous devons comprendre que beaucoup de choses importantes de la vie ne s\u2019ach\u00e8tent pas. De m\u00eame, l\u2019environnement a de la valeur en tant que tel, pas seulement pour ce qu\u2019il a \u00e0 nous offrir.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sauvegarde de l&#8217;article de Lib\u00e9ration 15 juin 2012 \u00e0 19:07 Dennis Meadow. (Photo Bruno Charoy pour Lib\u00e9ration.) Interview D\u00e8s le premier sommet de la Terre de 1972, le chercheur am\u00e9ricain Dennis Meadows partait en guerre contre la croissance. 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