Religions modernes

Article excellent mettant en relation le Web 2.0 et les religions :

 Attention si vous êtes un pratiquant régulier, ce qui suit pourrait ne pas vous faire rire 😉

Alors que des secteurs entier de « l’ancienne économie » (compagnie de téléphone, groupes de presse, …) sont fragilisés par la montée en puissance des modèles issus du réseau, alors que les partis politiques se mettent au web 2.0, qu’en est t’il des religions ? Finalement les monothéismes ne fonctionnent t’ils pas comme des sortes de monopoles qui se seraient partagés le « marché » depuis des temps anciens (et qui ont peu évolué depuis) ?

Cependant, comme pour la nouvelle économie, de « nouveaux entrants »  contestent la suprématie de ces respectables sociétés. Raël SARL a par exemple proposé une « innovation marketing » intéressante : la réincarnation sous forme de clonage.

Il a connu un succès d’estime auprès d’une clientèle désireuse de « tester » le produit de leur vivant. Mais si Raël continue le développement de sa petite entreprise au Canada, la vraie star de ces dernières dernières années est sans conteste Ben Laden Ltd. Cette startup du moyen orient pratique les méthodes agiles (Internet et Flight simulator notamment). Son succès fut fulgurant, mais elle a finit par éclater en vol, perdant dans l’affaire une partie de son management. Le « business modèle » semblait un peu trop radical.

Mais comme pour l’économie la vraie menace vient peut être d’Asie. Alors qu’en occident et en orient on utilise encore le modèle hiérarchique, chez Bouddha Inc, on pratique le web 2.0 à la sauce libéral depuis des millénaire. Chez bouddha, tout le monde est son propre patron (pas de « truc » au-dessus pour vous dire ce qu’il faut faire). Le bouddhisme c’est une vraie religion en Peer to Peer sans serveur central : tout le monde se connecte et peut devenir à son tour « Bouddha ». Si j’ajoute que vous pouvez adhérer sans obligation d’achat (vous n’êtes pas obligé de renier votre religion d’origine), vous vous direz certainement qu’ils sont très fort ces asiatiques.

Alors un conseil pour cette fin d’année ? Si vous avez en arbitrage à faire dans vos placements spirituels, prenez le temps d’étudier l’offre de Bouddha, vous y trouverez certainement quelques intérêts …

source

Autre approche de la gestion / conception de projet

Business traditionnel

Plan à 3 ans (voire plus …), business plan de (beaucoup trop de) pages, super-équipe de techniciens, marketeurs, administratifs (etc.), et de conseils extérieurs, entraînant un impressionnant burn rate (rythme de consommation des capitaux apportés par les investisseurs), le moment venu super-conférence de presse avec le hype (exagération) de rigueur, voici enfin le lancement officiel du produit (ou service).

Beaucoup de temps (pendant ce temps, des concurrents s’agitent, la demande du marché a évolué, de nouvelles solutions techniques sont apparues)

Beaucoup d’argent

Beaucoup de risque : on n’a toujours pas, à ce stade, de jugement réaliste sur les usages, les utilisateurs, le marché, etc.

De nombreuses start-up, encore aujourd’hui, fonctionnent de cette façon. Le découpage de l’arrivée des capitaux en “tranches conditionnelles” ne change rien au fond de l’affaire : on pilote une jeune pousse comme si c’était un pétrolier géant, alors qu’il faudrait la manier comme un dériveur en régate.

Projet moderne

En reprenant la méthode appliquée par l’ouvre-boîte :

– Environnement créatif de concurrence / génération d’idées ==> maturation rapide
– Des maquetteurs se saisissent d’une idée ==> maquettage rapide (et peu coûteux)
– Maquettes d’usages : Observer “en vrai” usages, utilisateurs. Dialoguer avec utilisateurs et commentateurs (la maquette est d’origine pourvue des outils de dialogue comme ceux des blogs) sur usages, fonctionnalités …, susciter et accueillir suggestions commerciales, marketing, RP, techniques. Observer les réactions sur le Web, et réagir (la maquette est d’origine pourvue de RSS et trackback comme ceux des blogs, ou elle est bâtie autour d’un blog).

Parmi les utilisateurs ou commentateurs (locaux ou repérés sur le Net) se trouvent de futurs partenaires pour l’écosystème [*] du projet. A noter que l’écosystème peut croître dès le lancement de la maquette si elle est pourvue de RSS, API … et accélérer encore l’utilité de la maquette. Parmi ces utilisateurs ou commentateurs, se trouvent aussi de futurs collaborateurs, distributeurs, financiers …

Toute “bonne” maquette est dès l’origine dotée de RSS et d’API.

[*] Ecosystème : thème abordé à de nombreuses reprises sur ce blog ou sur l’ouvre-boîte (par ex. ici). En bref : un produit ou service bénéficie de l’existence d’autres produits ou services. Les services utilisant le Net peuvent de plus collaborer entre eux (RSS, API, etc.) pour produire plus de valeur et une meilleure existence. En ce qui concerne une maquette, la multiplication et croissance de services “liés”, dès la naissance de la maquette, fournit aux initiateurs du projet, et à des investisseurs, une excellente indication de potentiels (d’usages, techniques, commerciaux, financiers) et de la “valeur du projet.

Il est très important de noter qu’une maquette n’a pas besoin d’être parfaite. Par exemple, elle ne présente pas (pas toujours) toutes les fonctionnalités qui seraient jugées intéressantes. Les seuls juges des fonctionnalités, ce sont les utilisateurs. Il vaut mieux présenter moins de fonctionnalités que plus, parce que plus de fonctionnalités :

– c’est plus lent et coûteux à mettre en place
– plus il y a de fonctionnalités, plus il y a de bugs, à court et à long terme
– plus il y a de fonctionnalités, plus le design est difficile
– plus il y en a, plus l’utilisateur s’y perd (bad user experience, dommageable pour le projet) … et moins il en utilise (cf. l’usage réel des traitements de texte)
– il est beaucoup plus facile pour un utilisateur de réclamer une fonctionnalité (la maquette est d’ailleurs là pour écouter ses suggestions) que de proposer sa suppression (et on peut difficilement compter sur l’équipe maquette pour supprimer une fonctionnalité dont elle est si fière)

La “mécanique” derrière la maquette n’a pas non plus besoin d’être parfaite à la date de lancement de la maquette. Par exemple, pas besoin d’algorithmes ultraperformants. Tant mieux s’ils sont là. L’optimisation (ou le remplacement par une mécanique flambant neuve) viendra ensuite. Et les signaux pour indiquer la nécessité d’améliorer ou changer la mécanique sont déclenchés par l’usage de la maquette. Par exemple, par une montée continue et rapide du nombre d’utilisateurs. Tout ce qu’on demande à une maquette, c’est de “marcher”.

Idéation rapide, Maquette rapide, Synthèse rapide : En peu de temps, en ayant peu dépensé, on a tous les éléments de décision pour “la suite” :

– Usages et marchés
– Concurrence
– Fonctionnalités : lesquelles améliorer, créer. Avec, éventuellement, quels outils ou services proposés par les utilisateurs et commentateurs
– Partenaires de l’écosystème, distributeurs, …
– Etc.

Un projet ayant démontré :
– sa capacité à produire “beaucoup” avec des ressources limitées
– sa validité “en vrai”
– son potentiel d’usages, de marchés, de partenariat
– sa réactivité
… a une valeur intrinsèque importante. Les initiateurs du projet sont en bonne position pour inspirer confiance à des investisseurs, et négocier la valorisation du projet.

Open Business ?

En somme, tout ceci une application aux processus d’innovation et de business de l’adage release early, release often, titre d’un chapitre de The Cathedral and the Bazaar (Eric S. Raymond, technicien, écrivain, prophète et … parfois provocateur). Dans ce chapitre d’un ouvrage synthétisant une “anatomie du développement d’un logiciel”, l’auteur écrivait d’ailleurs aussi : Release early. Release often. And listen to your customers.

Eric S. Raymond défend ardemment les avantages du Open Source, notamment l’incroyable efficacité des boucles cybernétiques (rétroactions) entre développeurs, entre développeurs et utilisateurs, entre utilisateurs. Un business moderne, à ses débuts comme ensuite, devrait sans arrêt installer, entretenir, favoriser toutes sortes de rétroactions. Et les analyser.

Le côté “Open” du business moderne, où pourrait on le trouver ? Dans le processus collectif d’idéation à l’origine d’une maquette. Dans l’ouverture d’esprit et le dialogue public permanent avec les utilisateurs et tous partenaires. Dans la création et le développement de l’écosystème du projet. Dans l’ouverture des usages : foisonnement combinatoire. Dans les processus de matching entre personnes, projets, investisseurs, fournisseurs et autres partenaires. Open Business ?

Le côté Open, on le trouve encore dans les implications stratégiques d’une démarche de projet en environnement ouvert (écosystème). La combinaison de valeurs des services permet un effet long tail : couvrir les besoins personnalisés de la plus petite niche de marché, sans que cela augmente le dimensionnement de la logistique générale.

Nota : cet article aura une suite, traitant des financements rapides pour des projets rapides

Cela ferait-il un slogan pertinent et enthousiasmant, ou bien son côté provocateur pourrait il provoquer des rejets ?source

Vive le ramadan

“Hussain was scheduled to be executed on Sunday, Oct. 1, but the execution has been postponed because of Ramadan, a     jail official said on condition of anonymity because he was not authorized to speak to the media. Under Pakistani prison         rules, executions of death row inmates are not carried out during Ramadan or on public holidays, the official said.”

Vive le ramadan, autant le prolonger sur quelques années le temps d’abolir la peine de mort !
L’hypocrisie est vraiment la plus belle tarre humaine…

source de l’article sur CNN

Le début de la fin pour Ebay en Chine ?

Article très intéressant sur TechCrunch :

Il semblerait que certains facteurs pourraient amener eBay à quitter la Chine. Le Shangai Daily affirme qu’eBay aurait donné son accord pour vendre sa filiale chinoise et ses activités PayPal à Tom.com, un portail local qui distribue déjà Skype.

2 raisons sont évoquées. La première serait que eBay qui contrôlait près de 90% du marché des transactions de consommateurs à consommateurs (C2C) a perdu une part de marché importante face à son rival TaoBao(qui offre un service gratuit). eBay ne possède que 30% du marché à présent même après avoir supprimé le coût des transactions les derniers mois.

La seconde raison: une nouvelle régulation chinoise devrait bientôt limiter la présence de sociétés étrangères fournissant des solutions de paiement. Ebay va devoir faire face à cette régulation qui rend sa présence problématique.

Cela intervient à un moment où le CEO chinois Martin Wu vient de quitter eBay. Le DG Chine de PayPal Liao Guangyu va succéder à ce poste.

Pas de commentaire de la part d’eBay en attendant. Pour le moment ce ne sont que spéculations. Comme le suggère bloggingstocks, il pourrait ne s’agir que d’une opportunité pour s’allier avec un autre acteur du marché comme Yahoo l’a fait avec Alibaba.

Ce qui nous intéresse dans cette histoire c’est la manière dont une petite startup a réussi à faire fondre la position du géant eBay avec une approche gratuite. Voilà quelque chose qui a été essayé aux US mais sans succès. Voici peut être le moment d’essayer à nouveau. Il faudrait commencer par s’attaquer à la main mise qu’à Ebay sur ses utilisateurs concernant la réputation/le feedback (et RapLeaf dont nous avons parlé travaille dessus).

source

Il est intéressant de constater que Ebay s’est fait totalement détrôner face à un système gratuit. Si en plus on rajoutait du libre dans la soupe… 🙂

VOD sous Linux

Etant d’un naturel joueur, voire “taquin”, je me suis “amusé” à aller sur un site de VOD (Video On Demand) pour tester leurs services. Les prix me semblent toujours aussi cher, mais passons, je me rends à l’étape indispensable : le test de compatibilité avec ma plateforme. Après 5 secondes interminables d’attente, le système voit tout rouge, ça clignote de partout, le système, le navigateur, le lecteur multimédia, rien ne va.

Ah.

J’ai droit à un magnifique message :

Afin de profiter de la Vidéo à la Demande, il vous faut installer Windows XP. Vous pouvez l’obtenir [en cliquant ici]

Ni une, ni deux, je mail sur le champ au service commercial dudit site commercial de VOD. Voici mon mail :

Bonjour,

J’ai effectué le test de compatibilité sur votre site et voici le résultat :

Afin de profiter de la Vidéo à la Demande, il vous faut installer Windows XP. Vous pouvez l’obtenir [en cliquant ici]

Etant sous un sytème libre (Ubuntu GNU/Linux), je dois vous annoncer que je ne vais certainement pas *acheter* et *installer* tout un système d’exploitation pour simplement visionner une vidéo. Il me semble que c’est à vous de faire des efforts vers les clients afin de vous adapter à *mon* système et ne pas forcer les gens à acheter Microsoft Windows.

J’espère que votre service évoluera rapidement vers une plus grande souplesse et surtout, vers une plus grande ouverture de systèmes d’exploitation et d’esprit.

Cordialement

Moins de 24 heures plus tard, réponse du service commercial (je laisse les fautes) :

Cher Monsieur,

Nous avons bien reçu votre mail et vous en remercions.

Pour faire suite à votre demande, nous vous confirmons que le player est compatible uniquement avec le Windows 2000 et XP. Par ailleurs, nous transmettons votre demande au service concerné qui fera le nécaisére.

Nous espérons avoir répondu à votre demande et restons à votre disposition.

Cordialement.

Je reste pour le moins sceptique 🙂

Enfin peut être qu’à force de recevoir des demandes de compatibilité, ils en auront assez de perdre des clients.