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I don’t care about your business model

Thursday 10 January 2013 at 00:51

Old CD

Une traduction en français est disponible.

The world is changing and that’s a good thing. A little bit every day, gradually. Sometimes for the worst, often for the best. One consequence is that some businesses are no longer profitable. Or do not answer adequately to the market. They must adapt or fail. This is normal, it is called the evolution of society.

There are countless examples. The candle industry was marginalized by electricity. In my country, thousands of coal miners became unemployed because of the petroleum and nuclear energy. Ice sellers disappeared completely when refrigerators became widespread.

But let’s take some modern cases. What happened to those women who responded to overtaxed erotic phone lines which had ads in the local newspaper during my childhood? And that date-by-phone service for which I still have the radio advertising in mind, twenty years later? How did the printing of maps deal with the GPS?

Speaking about GPS. While it was initially an option for luxury cars, costing between 2000 € and 5000 € only a few years ago, portable GPS such as Tomtom and Garmin changed the game. A small compact GPS, more efficient at tenth of the price! Less than 5 years ago, it was a revolution.

But would you buy Garmin or Tomtom shares now that any 150€ phone is also a GPS? With updated maps, real-time traffic information and integration of your online address book?

We look at this evolution from a distance. It even makes sense until the day your own job is on the hot seat. After the denial, “Consumers will not follow, it’s only about a minority”, you will end on the typical argument: “Every work deserves a salary, we have to make a living”.

Is making a living of your current job really an immutable natural law? You earned money as long as you provided something for which customers were willing to pay. However, this does not give you the moral right to do the same forever. If nobody wants to pay for your work or if clients have the same result without paying you, it is up to you to reinvent yourself. Or switch off the lights and close the door.

You will then probably look at the public institutions, imagining how you and your industry could live out of public money. If your service is essential, like education, culture or health care, the state must actually take it in charge without any need for profitability. But if it is not, it will only exist as long as a large enough customers base is willing to pay. Should the state subsidize candles, maps or deliquescent GPS?

At this point of the discussion, you will certainly challenge me to find another way to make money with your work, to create a new business model for you. As if not finding one was the ultimate proof that nothing should change.

You know what? I do not even want to think about it. It is your job, not mine. If I have an idea of a ​​business model, I would create a company, I would be an entrepreneur. And if I can not find one, we can not draw any conclusion anyway. Maybe is there no more possible business model in your case? Like ice sellers? I wish you the opposite.

As a counter argument, your will focus on the costs of your business and detail the number of hours spent on your work. As if it were a justification of value. But nothing forces you to do this particular work. Nobody is requiring you to continue. You think you are paid for your work. In reality we work to get paid. Do not confuse cause and effect.

In last resort comes the blackmail argument: if you are not paid, your work will disappear. You will go as far as calling the evolution a threat for your entire industry. Well, let’s try. If your work is essential, a threat should open wallets. But do not count on it: the cemeteries are filled with irreplaceable people.

In the end, you will be shut me up by simply telling that I’m wrong. But whatever your work is, it will soon be obsolete. In a year or ten. The world is changing. Some people do not realize it because they adapt continuously. Other reinvent themselves periodically. Some put all their power to prevent the evolution instead of questioning themselves. Trying to erect their own venality as an universal morality.

I think we all agree that people in this last category do not deserve our money.

 

Picture by MKFautoyère

Une traduction en français est disponible.

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Source: http://ploum.net/post/care-business-model


Je n’ai que faire de votre business model

Wednesday 9 January 2013 at 23:59

Cassette audio

English translation available

Le monde change et j’en suis heureux. Un petit peu tous les jours, progressivement. Parfois en pire, souvent en mieux. Une des conséquence est que certains business ne sont plus rentables. Ou ne répondent plus à une demande. Ils doivent s’adapter ou faire faillite. C’est normal, on appelle ça l’évolution de la société.

Les exemples sont innombrables. L’électricité a rendu complètement marginale l’industrie de la bougie. Dans mon pays, le nucléaire et le pétrole ont mis au chômage des milliers de mineurs de charbon. Les vendeurs de glace ont complètement disparu suite à l’invention du frigidaire.

Mais soyons plus modernes. Que sont devenues ces femmes qui répondaient à des lignes téléphoniques érotiques surtaxées dont les publicités envahissaient la gazette locale durant mon enfance ? Et ces entreprises de rencontre par téléphone dont la pub radio me tourne encore en tête ? Comment ont réagi les imprimeurs de cartes routières face à l’arrivée du GPS ?

Le GPS, parlons-en. Alors qu’il s’agissait au départ d’une option pour les voitures de luxe, facturable entre 2000€ et 5000€ il y a à peine quelques années, les GPS portables comme Tomtom et Garmin ont changé la donne. Un GPS portable, plus performant au dixième du prix ! Il y a moins de 5 ans, ce fût une révolution.

Mais achèteriez-vous des actions Tomtom ou Garmin à l’heure où n’importe quel téléphone de 150€ fait également GPS ? Avec les cartes mises à jour en temps réel, les infos trafic et votre carnet d’adresses intégré ?

Toutes ces évolutions, nous les regardons de loin, les trouvant logiques jusqu’au jour où votre propre travail se trouve dans la ligne de mire. Après la phase de déni « Le public n’accrochera pas, cela ne concerne qu’une minorité », vous vous replierez sur l’argument massue et ses nombreux dérivés : « Tout travail mérite salaire, il faut bien vivre ».

Comme si vivre de votre travail actuel était un dû, une loi immuable de la nature. Vous avez gagné votre vie car vous fournissiez un travail pour lequel des clients étaient prêt à payer. Pour autant, cela ne vous donne aucun droit moral sur le futur. Si personne ne veut plus payer pour votre travail ou si les clients arrivent au même résultat sans payer, c’est à vous de vous réinventer. Ou de mettre la clé sous le paillasson.

Vous aurez alors le réflexe de vous tourner vers l’état, d’imaginer un moyen via lequel la collectivité vous subventionnera, vous et votre industrie. À cela je répondrais : si votre service est indispensable, comme l’enseignement, la culture, les soins médicaux, alors effectivement l’état doit le prendre en charge sans le moindre impératif de rentabilité. Mais s’il ne l’est pas, il n’existera que si une clientèle assez nombreuse est prête à payer. Soyons réalistes : l’état devrait-il subventionner les bougies, les cartes routières et les GPS déliquescents ?

À ce point de la discussion, vous me mettrez certainement au défi de trouver une autre manière de gagner de l’argent avec votre travail, de vous créer un nouveau business model. Comme si le fait que je ne puisse pas en trouver soit la preuve ultime que rien ne devrait changer.

Vous savez quoi ? Je n’ai même pas envie de chercher. C’est votre travail, pas le mien. Si j’ai une idée de business model, je créerais une boîte, j’entreprendrais. Et si je n’en trouve pas, on ne pourra en tirer aucune conclusion. Peut-être que dans votre cas il n’y a plus de business model possible. Tout comme les vendeurs de glace : le métier est mort. Je vous souhaite le contraire.

Votre contre-attaque portera sur les frais liés à votre activité et en me détaillant le nombre d’heures que vous passez sur votre travail. Comme s’il s’agissait d’une justification de votre valeur. Mais rien ne vous oblige à faire ce travail. Personne ne vous force à continuer. Vous pensez être payé pour votre travail. En réalité nous travaillons pour être payé. Ne confondons pas cause et effet.

En désespoir de cause, vous vous rabattrez sur le chantage : si vous n’êtes plus payé, votre travail disparaîtra. Vous irez jusqu’à affirmer que votre industrie toute entière disparaîtra. Et bien, essayons. Si votre travail est si indispensable, une menace de fermeture devrait délier les bourses. Mais ne comptez pas trop dessus : les cimetières sont remplis de gens irremplaçables.

Au final, vous vous contenterez de me dire que j’ai tort et de me clouer le bec avec une réplique bien sentie. Mais quel que soit votre travail, il sera bientôt obsolète. Dans un an ou dans dix. Le monde change. Certains pratiquent une adaptation continue tellement subtile qu’ils ne s’en rendent pas compte. D’autres se réinventent périodiquement. Certains s’accrochent de toutes leurs forces, tentant d’empêcher l’évolution du monde pour ne pas se remettre en question. Érigeant en morale universelle ce qui n’est que vénalité.

Je crois que nous sommes tous d’accord pour dire que les personnes de cette dernière catégorie ne mérite plus notre argent.

 

Photo pas MKFautoyère

English translation available

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Source: http://ploum.net/post/je-nai-faire-de-votre-business-model


Et si on comptait les votes blancs ?

Tuesday 8 January 2013 at 21:32

L'hémicycle

Vous avez peut-être déjà entendu parler de l’initiative Le Message d’Étienne Chouard. Pour faire bref, Étienne Chouard y démontre que le vote n’est pas démocratique et qu’au contraire il confisque le pouvoir au profit d’une minorité. De plus, une campagne électorale met en valeur ceux qui sont riches et bons communicateurs, qualités des moins importantes en regard de la fonction briguée.

Je ne peux que partager cette analyse, en ayant moi-même fait l’expérience.

Une solution serait de réécrire la constitution pour instituer le tirage au sort des représentants du peuple. La majorité des objections qu’on pourrait avoir face à ce système ont été levées par Étienne Chouard lors de ses multiples conférences. En théorie, je trouve l’idée séduisante.

Mais en pratique ? Il faudrait une majorité de citoyens pour soutenir l’idée afin de réécrire la constitution ? Irréaliste. Il faudrait que des politiciens élus traditionnellement renoncent à tout leurs acquis pour changer la loi ? C’est presqu’un coup d’état ! De plus, si un tel changement s’avère une mauvaise chose, le retour en arrière sera vraiment difficile.

Mais un pirate, Nicolas Ykman, a eu une idée génie : pourquoi ne pas tout simplement donner des sièges aux votes blancs. Et ces sièges seraient assignés à des personnes tirées au sort.

Plutôt que de militer pour un changement de constitution, Étienne Chouard et consort pourraient militer pour voter blanc. De plus, ce ne pourrait qu’être bénéfique pour la représentation démocratique : au conseil communal ou au parlement siégeraient d’illustres inconnus comme vous et moi, sans électorat.

Mais si un extrémiste pédophile nazi téléchargeur de mp3 est tiré au sort ?

Si les votes blancs n’ont qu’un siège, cette personne sera seule au sein de l’assemblée. Plus les votes blancs auront des sièges plus, statistiquement, les représentants tirés au sort représenteront les diverses franges de la population.

Rappelons que, contrairement à des élus traditionnels, il n’y aura pas de parti, pas de coalition.

Quelqu’un tiré au sort peut-il rejoindre une coalition ?

Pourquoi pas ? Une personne votant blanc sait à quoi elle s’engage : un résultat aléatoire. Si vous tenez absolument à ce que les jaunes ne soient pas dans la majorité, votez mauve, pas blanc.

D’ailleurs, les partis traditionnels feront sans doute les yeux doux aux tirés au sort. Mais c’est, au final, un mauvais calcul : les personnes tirées au sort ne siègent pas pour leurs qualités intrinsèques. Elles n’ont pas un électorat. Si elles devaient se révéler populaires et continuer une carrière politique dans un parti, ce serait justement positif : une personne fraîche, issue de la société civile et non pas un apparatchik.

Faut-il prendre en compte l’abstention dans les votes blancs ?

Bonne question. Par honnêteté intellectuelle, je dirais que non, surtout dans un premier temps. Mais, le temps passant, ce serait une bonne chose. Soit cela encouragerait les gens à aller voter, ce qui est positif, soit cela renforcerait le quota de personnes tirées au sort, ce qui est également souhaitable.

Et si on est contre ?

Et bien il reste la possibilité de ne pas voter blanc, tout simplement.

Je ne me suis pas penché en détail sur tout l’argumentaire. Je vous invite à poster dans les commentaires des liens pertinents pour ou contre le tirage au sort. Je serais curieux d’avoir l’avis des spécialistes sur les sujet.

Photo par Sylke Ibach

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Source: http://ploum.net/post/si-comptait-les-votes-blancs


Méfiez-vous des observables

Tuesday 8 January 2013 at 18:30

Mètre en bois

Comment mesurer le courant dans un circuit électrique sans que votre appareil de mesure n’interfère lui-même avec le circuit ? Comment mesurer la température d’un objet sans que la température du thermomètre ne la perturbe ?

Toutes ces questions montrent que mesurer est une démarche complexe bien plus difficile qu’il n’y paraît au premier abord. Souvent, la mesure ne peut même pas être faite directement. L’expérimentateur va donc utiliser d’autres variables que j’appelle, par abus de langage issue de la physique quantique, une « observable ».

Cependant, pour que la mesure soit utile, il est important que votre observable soit parfaitement corrélée à ce que vous souhaitez mesurer.

J’insiste sur le fait que la corrélation doit être parfaite. L’intuition aura tendance à nous dire que même si la corrélation est imparfaite, la mesure ne sera alors qu’approximative. Que si le besoin de précision n’est pas absolu, on pourra s’en contenter. En réalité, si la corrélation n’est pas absolue, votre mesure peut se révéler complètement fausse voire totalement absurde. Avec le danger  que votre observable serve de justification pour l’accepter.

Le résultat ne se fera pas attendre : toute personne souhaitant influencer les résultats s’attaquera à l’observable uniquement, exploitant la décorrélation possible.

Le pointage horaire comme mesure du travail

Une des plus fameuse erreurs du monde moderne est de tenter de mesurer le travail en nombre d’heures de présence dans un bâtiment donné. La justification est « que même si ce n’est pas parfait, tout le monde n’ayant pas le même rendement horaire, c’est une estimation acceptable ».

Or il n’en est rien. Vous connaissez sans doute des dizaines d’exemples de personnes capables de passer 10h par jour au bureau sans avoir la moindre once de productivité. Pire : la productivité générale se trouverait probablement accrue s’ils n’étaient pas là.

À l’opposé, un employé consciencieux ayant vérifié un dossier le soir chez lui, ayant appelé un client avant de prendre la route le matin et ayant du s’arrêter pour noter un rendez-vous se verra pénalisé par un retard. À la fin du mois, votre glandeur recevra un jour de congé de récupération pour heures supplémentaires.

Le signal est clair : une personne est payée pour être dans un bureau, pas pour travailler. La perversion est telle que ça en devient un argument politique majeur. Loin d’être une approximation souhaitable, la mesure du temps passé au travail est donc pire que pas de mesure du tout.

La longueur de la Twitter-quequette

Un autre domaine fortement concerné est l’influence sur le web. Intuitivement, tout le monde sent que certaines personnes sont plus influentes que d’autres sur le web. Il s’est donc développé tout un marché de classements sur le nombre d’abonnés ou de score fait à partir d’une logique opaque.

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Ainsi, en juillet 2012, le journal l’Avenir décide de faire un classement des politiques du Brabant -Wallon sur Twitter. Surprise, étant candidat aux élections, j’y apparais en troisième position. Or, il est évident que je ne suis pas un politicien influent. La majeure partie de mes abonnés n’ont sans doute jamais entendu parler du Brabant-Wallon. Mais l’observable étant choisie, il faut s’y conformer. Le journaliste a l’intelligence de ne pas faire de commentaire et d’intituler ce classement « Les plus suivis » afin de rester factuel.

Qui Klout le plus loin ?

Un score très populaire pour mesurer l’influence d’une personne sur les réseaux sociaux est le Klout. Outre son opacité totale, le Klout possède une faiblesse majeure : il est la somme des influences d’une personne sur les réseaux sociaux mais n’est mesurable que si cette personne est inscrite volontairement à Klout. Sinon, chaque profil sur un réseau social sera considéré comme une personne différente. Le Klout fait également abstraction totale de ce qui n’est pas Twitter/Facebook/Google+, avec une influence négligeable dans le score total pour le dernier. Faire augmenter son Klout passe donc par avoir beaucoup de retweets et de like sur Facebook, une mesure certainement simpliste. Rick Falkvinge, fondateur du Parti Pirate, blogueur mondialement renommé, conférencier TED, sélectionné en 2012 dans la liste des personnes les plus influentes de la planète du magazine TIME, y reçoit une note de 71. Il est en effet inscrit sur Klout et utilise beaucoup les réseaux sociaux. Damien Vanachter, dont le métier est justement d’utiliser ces mêmes réseaux sociaux, de jouer avec ces outils, y reçoit une note de 73. Le TIME aurait-il oublié de sélectionner Damien ?

Mon ebuzz est plus gros que le tien

Dernier exemple avec le classement de blogs Ebuzzing, ancien Wikio, et véritable référence en matière de classement des blogs. En janvier 2013, mon blog apparaît comme le second plus influent de Belgique et le 144ème blog francophone, tous pays confondus.

Or, il est amusant de constater que, sur l’année 2012, la source qui m’a apporté le plus de visiteurs, hors Google et réseaux sociaux, est le blog de Sebsauvage. Chaque fois que Sebsauvage parle de moi ou me lie sur son Shaarli, une avalanche de visiteurs m’envahit. Des amis m’ont même félicité pour cette honneur. Sebsauvage, qui semble avoir une audience nettement plus importante que la mienne, devrait logiquement être plus influent. Or, le blog de Sebsauvage apparaît à la 1198ème place de ce classement.

L’explication est simple : le classement est fait en additionnant les like, les retweet et les google +1 reçus par un blog sur une période du mois précédent. Le premier moyen d’être bien classé est donc de publier beaucoup. 10 articles avec 1 like chacun valent un article avec 10 likes. Mais cela n’explique pas mon si bon classement. Mon article sur le monde de Google a bien tourné mais sans casser la baraque. La raison est, au fond, toute simple :  j’ai posté un article parlant de chats qui a tourné sur Facebook. Cette article n’est pas important, n’influencera personne et ne restera pas dans les mémoires. Mais il a eu 1000 likes sur Facebook.

Conclusion

Tous ces exemples mettent en exergue le même phénomène : en se disant qu’une approximation de corrélation amènerait une approximation de résultat, on obtient des aberrations qui sont considérées comme paroles d’évangile.

Mais les conséquences sont vicieuses : ces fausses mesures influencent elles-même les résultats. Le glandeur qui reste tard au bureau finira par être persuadé qu’il travaille dur, à convaincre ses collègues et à obtenir des promotions. Les scores ebuzz, Klout ou d’abonnés Twitter forgent de toutes pièces une réputation d’influenceur ce qui a pour conséquence de créer une audience à partir de rien, de Paris Hiltoniser un blogueur ou un Twittos.

Quelle que soit la situation, posez-vous toujours les questions suivantes : « Que suis-je en train de mesurer exactement ? Quelle observable vais-je utiliser ? Cette observable est-elle corrélée exactement à ce que je mesure ? Puis-je trouver un exemple de cas manifeste de décorrélation, ce qui invaliderait tout à fait l’observable ?  ».

Peut-être vaut-il mieux pas de mesure du tout et un peu de bon sens subjectif qu’une fausse mesure pseudo-objective ?

Source: http://ploum.net/post/mefiez-vous-des-observables


The Ghost Web

Sunday 6 January 2013 at 22:41

Firefox scary party

September 13, 2013

Firefox 22 is released, just in time to become the default browser in Ubuntu 13.10. The release contains many performance improvements and one big, major feature : a built-in version of adblock enabled by default.

In July, Ars Technica revealed that there was a major disagreement between Mozilla and Google. The search giant decided to stop funding Firefox, because of Chrome’s success and defending Chromium as the preferred alternative. Gossips said that Google was also angry about the performance of Google+ in Firefox, which was, according to a survey, one of the major complain for not switching to G+.

Tech blogs were happy to jump on that story, predicting Mozilla’s dead. A petition was even sent to Google, begging to keep Firefox alive.

But Mozilla had more power than everyone thought. They prove it now with Firefox 22.

It is often said that the default configuration is the most important. Most users don’t install extension or modify the settings. With Firefox 22, 30% of the web surfers will suddenly discover a new web : clean, usable, fast and consuming a lot less data while mobile surfing.

To avoid false positives, the filter is far from being aggressive. But it’s a win anyway : the most obvious, intrusive ads are removed. Including all the Adsense and Doubleclick ones. Reviewers are already praising this move: “It brings to the casual user what is usually referred as the usable web by  the nerd-adblock-enabled elite” or “Despite all the debate, enabling by default a technology used for years by the vast majority of power users is a natural evolution”.

Firefox 22 also bring a small improvement : if you have enabled the Do Not Track feature, which is a default since Firefox 19, you will now block statistic tools, including Google Analytics…

All those changes are well explained in the Firefox start page the first time you start Firefox 22 (or after the upgrade). The user is explained how to consult the list of blocked website and how to whitelist some site. There’s also a prominent button called “Don’t block anything”. According to an early survey, very few users click on it.

A spokesman for a Fortune100 company using Firefox in all their workstations commented the move: “During their work time, we want our employees to be 100% concentrated on their task. Avoiding the distraction of ads will increase productivity and save us bandwidth. We also welcome the enhanced privacy.”

Professional bloggers and technical websites are calling for a boycott of Firefox. In lengthy articles, they explain how 50% of their visitors are using Firefox and how they will disappear. Arguments and tone are very similar to what we could read when the music industry complained about Napster condemning musical artists to starvation. Some take a more positive approach and try to convince their readers to whitelist them.

Nevertheless, Opera is rumored to follow in a upcoming release. And Canonical announced the same day that the first Ubuntu phone will be shipped in 2014Q1 with Firefox 22 as the default browser.

In the Mountain View building, it looks like 30% of the web suddenly disappeared. Statistics, ads revenues : they don’t exist anymore but still visit websites, consume resources. Googlers already call them “the ghost web”. Some says that the ongoing negotiations with a small Swedish company are not unrelated.

Will it kill the dream of a Google’s world? Will it fulfill Mozilla’s mission of “building a better web” or, on the opposite, kill the professional web?

Picture by Firefox Flicks

Source: http://ploum.net/post/ghost-web


Mais qui paie la publicité ?

Friday 4 January 2013 at 12:25

Panneau publicitaire

Si je vous avais dit, hier, que la publicité n’était pas un modèle économique viable, vous m’auriez rit au nez. Aujourd’hui, avec l’activation d’une fonctionnalité techniquement très simple dans sa Freebox, le fournisseur Free lance un pavé dans la mare d’une manière on ne peut plus cavalière.

Je dois avouer que, dans cette histoire, je n’arrive pas à m’intéresser à l’aspect neutralité des réseaux. Je laisserai Benjamin Bayart s’en charger et je rappellerai que lorsque j’installais Ubuntu autour de moi, je mettais AdBlock par défaut, même si la personne ne le savait pas. Et que, finalement, Free ne fait pas autre chose.

Mais le plus rigolo dans cette histoire c’est l’inquiétude sourde que l’on sent poindre chez ceux qui vivent de la publicité.

Le modèle économique de la publicité

Quatre acteurs sont impliqués dans une relation publicitaire : l’annonceur, qui souhaite vendre un produit, une boisson gazeuse par exemple, le support, typiquement un site web ou un journal gratuit, la cible, c’est-à-dire le lecteur comme vous et moi et le publicitaire, qui va faire l’intermédiaire entre l’annonceur et le support. Google est, sur le web, un de ces intermédiaires.

L’annonceur paie donc une somme d’argent au publicitaire. Celui-ci en rétrocède une petite partie au support. L’objectif étant que la cible paie au final une somme plus importante à l’annonceur.

Soit la publicité ne fonctionne pas et, dans ce cas, L’annonceur fait vivre à ses frais un publicitaire et des supports. Soit elle fonctionne et c’est la cible qui fait vivre tout ce petit monde.

Et si la publicité était inefficace ?

Lorsqu’on interroge les cibles, vous et moi, les réponses sont unanimes : la publicité ne fonctionne pas. Peut-être chez les gens moins intelligents mais pas chez moi.

Les cibles en sont tellement convaincues qu’elles vont jusqu’à activer les publicités volontairement sur les sites qu’elles soutiennent. Pire, certains vont jusqu’à afficher des publicités pour soutenir des œuvres caritatives.

Tout cela sur base sur le postulat que la publicité n’est pas efficace, que nous sommes insensible à son message. Il y a également une certaines satisfaction à savoir que l’annonceur, gros producteur capitaliste de boisson gazeuse, va indirectement payer pour notre site préféré ou une œuvre caritative.

Les conséquences d’un postulat

Or, cette inefficacité est illusoire. La publicité ne fait pas appel à notre raison ni à notre intelligence mais à des réflexes primaires ancestraux et inconscients. La publicité va jusqu’à modifier notre perception du goût !

D’ailleurs, si la publicité était si peu efficace, notre annonceur ne dépenserait pas des millions, que dis-je, des milliards.

En conséquence de quoi, en activant les publicités sur votre site préféré, vous allez donner 1€ à l’annonceur, lequel paiera 10 centimes au publicitaire qui, lui-même, donnera 1 misérable centime à votre site. Votre contribution d’un centime à votre site préféré vous aura coûté 1€ et, pire, vous aurez fait vivre un annonceur et un publicitaire, ce qui n’était peut-être pas votre but.

De plus, en encourageant ce système vous pervertissez l’indépendance de votre site préféré, même si le site lui-même n’en est pas toujours conscient. C’est la fameuse course à l’audience. Les chiffres deviennent plus importants que la qualité.

La contribution directe

Si vous souhaitez soutenir un site particulier, contribuez-y directement si c’est possible. Wikipédia n’a jamais fait autre chose.

Personnellement, après un test d’un mois en 2007, j’ai décidé de me passer de la publicité pour les raisons que je viens d’expliquer. J’ai cependant la chance de recevoir quelques euros tous les mois grâce aux dons de mes lecteurs via Flattr.

Il est intéressant de constater que les billets qui me rapporte le plus d’argent ne sont pas toujours ceux qui font le plus d’audience mais ceux qui apportent quelque chose de neuf ou d’un peu fouillé comme ce billet ou celui-ci.

L’avantage de la contribution directe, c’est que votre argent va à 100% (90% dans le cas de Flattr) au site que vous soutenez et que votre esprit est assez libre pour décider de boire de l’eau du robinet plutôt qu’une boisson gazeuse dont vous n’avez pas réellement besoin.

La publicité n’est pas spécialement négative

Mais il ne faut pas non plus refuser toute publicité. Après tout, quand je parle de services privés comme Flattr ou Medium, je leur fait de la publicité. Une publicité qui se veut informative mais une publicité quand même.

C’est ce que Google a bien compris et tente, au fil des années, de faire : développer une publicité qui correspondrait à vos besoins et à vos goûts, qui ne soit pas intrusive mais juste adaptée et informative. Une publicité qui, finalement, n’aurait plus raison d’être bloquée car pertinente.

Je sais que cette vision du futur en fait frémir plus. Une publicité qui se conformerait à nos esprits ? Quelle horreur ! Mais peut-être est-ce préférable à la situation actuelle où nos esprits se conforment à la publicité.

 

Photo par Chris Goldberg

Source: http://ploum.net/post/mais-qui-paie-la-publicite


Stay on top of your inbox in 2013

Thursday 3 January 2013 at 15:49

Chances are that, in 2012, you’ve spent more time than you wished “checking your email”. Those days, going back to work after one week of vacations often means that you will spend the next two days dealing with your email backlog only. No wonder why people communicate more and more through Facebook or Twitter messages : email is now a daunting nightmare, something that reminds you everyday that you are swamped in a life you don’t control anymore.

inboxes

Let’s take 2013 as an opportunity for a fresh start. I will give you a few rules to follow. Give it a try for one month. One full month and I promise you will start to love email again. Last year, I was receiving approximately between 40 and 80 emails a day. Keeping a neat inbox was taking me several hours each morning.
1. Inbox 0

Inbox 0 is a well known method. Every mail should go out of your inbox as quickly as possible. After reading an email, you should archive it immediately if there is no action, answer it immediately if needed or create an action in your todo list and archive the email.

Lot of people tell me that they are doing the same with the read/unread status. This is not the same! Even if an email is read, it sits there, catching your attention, reminding your subconscious about something. So let’s start now and move every single read email from your inbox in an Archive folder. Do it now!

The problem with inbox 0 is that it doesn’t scale well. You simply can’t do it with 100 mails a day, 25 folders, multiple accounts. That’s why we need other rules.

2. One inbox to rule them all

Are you the guy with twelve different email inboxes? Seriously, what’s the matter? You are one and only one person. You should have one and only one inbox. So, starting now, redirect all your addresses into one inbox.

The obvious exception is your work email. It is fine to separate well work and private life. But if, sometimes, you doubt about which address to give to someone, it doesn’t mean that you have to create a third account. It means that you need to merge the existing ones.

3. No folders

That’s it. No exception. Some people will have a hard time with that rule but it is the most mandatory one. You should not even have a sent folder. You only need the inbox and the archives. When you need to look for a given email, use the built-in search mechanism. Most mail solutions, like GMail, offer very good tagging features. Tagging is also present in Thunderbird and can be improved with extensions. The advantages of tags is that you don’t have to tag an email to archive it. Or you can use multiple tags on the same email.

If you really insist on having folders, you will find yourself spending more time thinking about where to move a given email. And, when looking for that mail, you will have to go through ten potential recipient folders. Not to mention that you have to maintain your folder structure, to clean folder from finished projects, etc. Don’t do folders. Just don’t.

You will probably tell me that your folder structure is efficient. It is not. Take one month to try and you will see.

4. Don’t delete

Deleting is, in fact, just another folder called Trash. Skip this and archive everything. Most email solutions allow you to define an Archive folder. Just do that. Let me repeat it again : inbox and archives are all you need.

If your space is limited, first consider changing to a true email provider. Simplifying your life is more important than following stupid rules. If you nevertheless hit the limit, go through your archives folder and order email by size. Select and delete the biggest one. Space is always consumed by a tiny fraction of emails with very large attachment. Delete them when you have a warning about the space left on your account. If the attachment was important, it should be elsewhere on your hard disk anyway. Email is not a storage platform.

5. Handle conversations, not individual emails

A simple conversation about which restaurant to choose for the business lunch can contain tenth of emails. Forget about that and use the conversation mode. It’s the default in GMail and is becoming available for most provider. There’s a thunderbird extension too.

By handling conversations as a whole, you will have a feeling of less noise, less emails. Also, don’t mind archiving something because you know that, in case of a new reply, the whole conversation will be seen. As soon as you answered to a conversation and don’t have any action left, archive the whole conversation immediately.

6. Unsubscribe from everything you can

It is astonishing how quickly we are subscribed to an insane amount of newsletters or mailing-lists. Unsubscribe from everything. As soon as you receive an email that you were not explicitly expecting, unsubscribe. Even if it is interesting. If you need it, you will always be able to find it later on the web. Even the mailing list of your pet project is not relevant anymore: you can always read the mailing list archives on the web when you want to be informed. The major difference is that you are never annoyed when you don’t want it.

Do the same with bug trackers. Even if you find it interesting now, chances are that you will not be interested anymore in a couple of months. But you will still receive every single updates for years if you don’t unsubscribe. For very interesting things, make a bookmark or use a service like Pocket and visit regularly until your interest fade away.

The rule is quite simple : as soon as you receive an email that you archive immediately, you should unsubscribe from that sender.

If the information is really important, the world will let you know, don’t worry.

7. Disable every single mail notifications

Yes. Every single notification. In hundred percent of the case, the notification is redundant with a built-in notification in the website. Facebook, Google+, Twitter, Linkedin, they all have mail notifications enabled by default and it is very hard to disable them. Do it anyway. If you want to be informed, go to the website. If you forget to do it, it means that this website doesn’t matter anyway.

Your inbox is a way to communicate with people, not a spaceship dashboard invaded by robots trying to get your attention. Don’t worry, you will never miss something crucial.

8. Unsubscribe from that annoying contact

You probably have a few contacts that send irrelevant emails to all of their contacts every once in a while. Ask them politely to not send them to you. Don’t be aggressive, be polite and friendly. Say that you don’t want to receive them anymore, implying that it was fine until now. Be honest and say that, those days, you receive too much emails. It works better than you think and apply also to that colleague putting you in CC: of every single mail he’s sending.

9. Ignore conversations

Sometimes, you are in CC: of an email which becomes a huge conversation in which you have absolutely no interest. In GMail, there’s a very nice feature called “Mute this conversation”. Use it as soon as a conversation you are not interested in grows is more than three emails.

Don’t fear, just hit the button.

10. Teach your spam filter to do the work

When everything else fails, mark the unwanted email as Spam. Spam filters are learning. If you do that a few times with a given kind of emails, those will be marked automatically as spam in the future. All benefit to your inbox.

11. When you really have no choice

In a corporate environment where marking some emails as spam is not an option, there’s also the silver bullet: an automatic filter that immediately archive all emails where you are not in the To field. This one is very effective to remove the noise and the emails are still available in your archives.

Conclusion

Applying those rules strictly for one month led me to less than 10 emails per day on both my professional and personal inbox. Best, I didn’t add the need for rule 11 and used rule 10 only a couple of time.

Also, I took the habit to immediately answer from my smartphone instead of waiting to be on my laptop to write a more in depth answer. A quick answer of a few words is often more useful than waiting. In only one month, the inbox 0 came from an every day fight to a normal state. Of course, some emails wait a couple of day that I take the time to answer them but it is manageable. I divided the time spent in my mailbox by ten and my typical response time came down from one week to a couple of hours.

You have to keep in mind that, since the rise of spam, missing an email is something acceptable those day. By applying those rules, you will in fact miss less important mails. In the worst case, you still have the excuse of “It was in my spam folder”.

But I agree that this requires a modern mail solution. Doing a good an efficient work requires good tools. A good mail client is just like a good chair, a good screen and a good keyboard. If your company still want to stay with, His Noodly Appendage forbid, Lotus Notes (cough), they just can’t expect you to do any productive email work at all. You don’t build a modern bridge with a century old hammer.

Source: http://ploum.net/post/stay-on-top-of-your-inbox-in-2013


Lettre ouverte aux chemins de fer belges

Wednesday 2 January 2013 at 00:02

Vieux train tout rouillé

Chère Société Nationale des Chemins de fer Belges,

Le 22 décembre dernier, un internaute découvrait par hasard lors d’une recherche sur Google qu’une base de données contenant les informations de 1,4 millions de vos clients était publiée sur votre site web. Cette base de donnée, accessible depuis au moins un mois, était entièrement indexée par Google et Bing.

Je suis au nombre de ces clients. Certaines de mes informations personnelles privées sont donc devenues publiques par votre faute. Contrairement à d’autres, je ne m’en offusquerais pas outre mesure. En effet, l’erreur est humaine et, dans les années à venir, nous allons devoir apprendre à vivre avec des évènements de ce type de plus en plus nombreux.

Si l’erreur est humaine et acceptable, le déni et le mensonge ne le sont pas.

Votre devoir, en temps que responsable de ces données, était d’envoyer un email à toutes les personnes concernées en expliquant la situation et en détaillant, pour chacun, les informations concernées. Petit conseil : utilisez le champs copie cachée au lieu de copie simple. Je blague…

Loin de faire preuve de transparence et d’honnêteté, vous avez sciemment menti en prétendant que les données ne concernait qu’une petite quantité d’usagers. À demi-mot, vous laissiez également sous-entendre que l’internaute qui avait découvert l’affaire avait effectué des actions illégales. Ce qui est entièrement faux.

Un citoyen belge s’est ému de cet état de fait et a monté un site permettant à tout un chacun de vérifier si ses données étaient dans la liste. Ce service, c’est vous, la SNCB, qui auriez du le mettre en place. Un citoyen s’en est chargé de manière purement désintéressée. Remarquons que, dans un soucis d’éthique qui ne fut pas le votre, son site ne permet pas d’accéder aux données proprement dites. Il permet juste de vérifier si, oui ou non, vous êtes concerné. En temps que membre du Parti Pirate, parti politique dont les valeurs sont la transparence et le respect de la vie privée, j’accorderais volontiers à l’auteur de ce site une médaille de citoyenneté.

Apprenant cette initiative, votre première réaction a été de déclarer que vous étudiez les possibilités de poursuites légales à l’encontre de cette personne, sans même avoir pris la peine de la contacter.

Si telle est est bien votre intention, je vous saurais gré de bien vouloir d’abord attaquer les deux sites qui ont rendu ces données publiques : Google et Bing, ce dernier appartenant à Microsoft.

Quoiqu’il en soit, ces données sont publiques, prenons acte. Elles ont certainement déjà été vendues à des centaines de spammeurs et d’arnaqueurs en tout genre. Dans les semaines qui viennent, les hotlines d’Amazon et d’eBay vont être envahies d’appels de personnes ayant « oublié » leur mot de passe mais pouvant prouver leur identité avec leur adresse postale et leur numéro de téléphone.

En cas d’incendie, le premier réflexe est d’évacuer l’immeuble et d’appeler les pompiers, pas d’attaquer en justice la personne qui a crié « Au feu ! ».

Que votre service informatique aie fait une énorme boulette, je peux le concevoir. Que cette erreur soit restée non détectée pendant un mois, passe encore. Mais que votre direction fasse preuve d’une telle stupidité suffisante c’est une chose que je ne peux admettre. Cette direction qui défraie chaque année la chronique par l’ampleur des bonus que s’octroient les dirigeants.

Mais je crois que cette direction et moi faisons partie d’une autre génération, d’un autre monde. Dans 10 ans plus les retards, ballonnée de fierté, elle inaugurera en grande pompe la première rame de RER que je regarderai circuler à vide depuis les voitures autonomes partagées que je décrivais dans un article précédent.

En ces premières heures de l’année nouvelle, cette affaire aura au moins eu le mérite de m’ouvrir les yeux sur une triste réalité : malgré le travail quotidien de votre personnel, de l’accompagnateur à l’informaticien, vous êtes en train de devenir obsolète.

2013 sera l’année où vous saurez vous réinventer, vous adapter. Ou l’année où vous condamnerez vous-mêmes votre avenir et clouerez le premier clou de votre cercueil.

À vous de choisir et de nous le prouver par vos actions !

 

Photo par Sergio Ziliotti

Source: http://ploum.net/post/lettre-ouverte-aux-chemins-de-fer-belges


The future of book publishing

Saturday 29 December 2012 at 15:20

Ce texte est également disponible en Français. Also available on Medium.

The music industry illustrates well the failed transition between a physical and a virtual market. A perfect example of bad practices and pitfalls.

But don’t believe that it is an isolated case. The music industry has only been the first of many. With the rise of 3D printing and e-reader devices, the majority of the industry will, sooner or later, face virtualization.

Books

This virtualization come with a huge questioning and a return to fundamentals. Let’s take a simple example with the publishing industry.

An author who wrote a book wants three things:

  1. See his text corrected and improved.
  2. Reach the maximum number of readers.
  3. Receive the most money.

Different authors may have different priorities regarding those three items but they are always present. And, no surprise, these services are exactly what a traditional publisher offers to authors.

However, this service is very expensive. The author gets only a few percent of the selling price. There’s also an arbitrary line between the published authors and those who are not because the editor is not sure to make enough profit with the book. JK Rowling is famous for having suffered multiple rejections of her Harry Potter. How many Harry Potter rot on a hard drive because publishers are not aware of the public taste or because the authors did not have the stubbornness of Rowling?

But, once again, virtualization disrupt the game.

The author will publish his first story, chapter by chapter, on a site similar to Medium. This publication may be public or restricted to a small group of reviewers. Readers will have the opportunity to submit corrections or suggestions on a specific area of ​​the text. The author can accept or reject them in a single click.

Once satisfied, the author will set two prices for his text: the minimal publication price, for example € 0.10, and the minimal participation percentage, for example 50%.

A publisher wants to combine multiple texts in a book. Let say that there are 10 texts by 10 different authors, each having the same length and the same rate of € 0.10 / 50%.

Each author has participated in 10% of the book and want a minimum percentage of 50% of its stake. It means 5% of the price of the book with a minimum of € 0.10.

If the publisher decides to sell the book for € 1, there will therefore be not benefit. If he sells it € 2, he will make € 1. And if he sells € 10, he will make € 5 but each author will make € 0.50. Medium could also take a small percentage .

By setting a minimum price of € 0, an author can allow the text to be used in any free ebook but without sacrificing his revenues from paid ebooks.

By integrating solutions like EasyBook in Medium, the publication of a book will be fully automated. Epub file will be automatically generated and distributed through channels such as Google Play or Amazon and, in the case of free ebooks, through the appropriate OPDS.

The missing link to dead tree books can be fulfilled with services such as InLibroVeritas.

Unlike the previous steps, this service requires an initial investment. For any web user, the solution is obvious: crowdfunding. The whole process would be integrated in Medium, publisher’s benefit being shared with the funders. After all, if you liked the first chapter, why not invest a few bucks to become co-editor and become interested in the success of the book?

Needless to say, an author could be his own publisher and its own investor.

Plenty of cheap and available books, the possibility for everyone to publish his own book. A perfect future? I think so. But, for some reason, I’m not sure that all current editors share my enthusiasm.

Ce texte est également disponible en Français. Also available on Medium.
Picture by Abhi Sharma

Source: http://ploum.net/post/future-of-book-publishing


The future of book publishing

Saturday 29 December 2012 at 14:20

Ce texte est également disponible en Français. Also available on Medium.

The music industry illustrates well the failed transition between a physical and a virtual market. A perfect example of bad practices and pitfalls.

But don't believe that it is an isolated case. The music industry has only been the first of many. With the rise of 3D printing and e-reader devices, the majority of the industry will, sooner or later, face virtualization.

Books

This virtualization come with a huge questioning and a return to fundamentals. Let's take a simple example with the publishing industry.

An author who wrote a book wants three things:

  1. See his text corrected and improved.
  2. Reach the maximum number of readers.
  3. Receive the most money.

Different authors may have different priorities regarding those three items but they are always present. And, no surprise, these services are exactly what a traditional publisher offers to authors.

However, this service is very expensive. The author gets only a few percent of the selling price. There's also an arbitrary line between the published authors and those who are not because the editor is not sure to make enough profit with the book. JK Rowling is famous for having suffered multiple rejections of her Harry Potter. How many Harry Potter rot on a hard drive because publishers are not aware of the public taste or because the authors did not have the stubbornness of Rowling?

But, once again, virtualization disrupt the game.

The author will publish his first story, chapter by chapter, on a site similar to Medium. This publication may be public or restricted to a small group of reviewers. Readers will have the opportunity to submit corrections or suggestions on a specific area of ​​the text. The author can accept or reject them in a single click.

Once satisfied, the author will set two prices for his text: the minimal publication price, for example € 0.10, and the minimal participation percentage, for example 50%.

A publisher wants to combine multiple texts in a book. Let say that there are 10 texts by 10 different authors, each having the same length and the same rate of € 0.10 / 50%.

Each author has participated in 10% of the book and want a minimum percentage of 50% of its stake. It means 5% of the price of the book with a minimum of € 0.10.

If the publisher decides to sell the book for € 1, there will therefore be not benefit. If he sells it € 2, he will make € 1. And if he sells € 10, he will make € 5 but each author will make € 0.50. Medium could also take a small percentage .

By setting a minimum price of € 0, an author can allow the text to be used in any free ebook but without sacrificing his revenues from paid ebooks.

By integrating solutions like EasyBook in Medium, the publication of a book will be fully automated. Epub file will be automatically generated and distributed through channels such as Google Play or Amazon and, in the case of free ebooks, through the appropriate OPDS.

The missing link to dead tree books can be fulfilled with services such as InLibroVeritas.

Unlike the previous steps, this service requires an initial investment. For any web user, the solution is obvious: crowdfunding. The whole process would be integrated in Medium, publisher's benefit being shared with the funders. After all, if you liked the first chapter, why not invest a few bucks to become co-editor and become interested in the success of the book?

Needless to say, an author could be his own publisher and its own investor.

Plenty of cheap and available books, the possibility for everyone to publish his own book. A perfect future? I think so. But, for some reason, I'm not sure that all current editors share my enthusiasm.


Ce texte est également disponible en Français. Also available on Medium.
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Source: http://ploum.net/post/future-of-book-publishing