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Emmanuel Macron teste la stratégie Sarkozy

Tuesday 29 September 2015 at 13:24

Emmanuel Macron © ALAIN JOCARD / AFP

Emmanuel Macron © ALAIN JOCARD / AFP

Deux pas en avant, un pas en arrière. Cette stratégie a été au coeur de l’action de Nicolas Sarkozy pendant tout son quinquennat. Une stratégie élevée au rang d’art. Tellement utilisée que chaque énormité était oubliée de tous le lendemain, lors de l’apparition d’une nouvelle polémique.

L’ancien président avait coutume de lancer une idée, la plus inconcevable possible. Celle qui viendrait le plus en contradiction avec le ciment de notre pacte social. Si cela passait, tant mieux. Si cela ne passait pas, on faisait marche arrière. Mais pas complètement. Et c’est là que ça devient intéressant. C’est le principe suivant : deux pas en avant, un pas en arrière.

Et ça marche à tous les coups. Couplez cela à une gestion pointue du rythme d’apparitions des énormités, et vous obtenez un cocktail merveilleux qui vous permet de faire passer n’importe quoi. Laissez les media et l’opinion s’emballer, faites mine de ne pas reculer, puis, lâchez du lest. Et avant que qui que ce soit ait le temps de réfléchir au fait que vous avez fait deux pas en avant et un seul en arrière, lancez une nouvelle polémique. Oubli garanti pour la précédente. Le tour est joué. La plus belle illustration de cette stratégie, étant la nomination de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD. A 23 ans, le bac en poche, l’histoire était croquignolesque. Le tollé fut conséquent. Nicolas Sarkozy finit par reculer. Et pourtant…

Pourtant, la presse étant submergée par le rythme des polémiques, ne vit pas l’astuce. Jean Sarkozy ne prenait pas la tête de l’EPAD. Dont acte. Mais il en devenait administrateur. Il l’est encore aujourd’hui. Un détail qui passait inaperçu.

Emmanuel Macron, la machine à tester de François Hollande

Avec la loi qui porte son nom, Emmanuel Macron a revêtu les habits de Nicolas Sarkozy. Le principe ? On peut faire n’importe quoi, ne pas se poser de limites, se laisser aller à toutes ses envies, en clair, être décomplexé.

valls-decomplexe

Ce texte que les ultra-libéraux n’auraient pas renié est un peu étrange sous la plume d’une personne appartenant à un gouvernement qui se présente comme étant de gauche. Il ravit le MEDEF, finit d’achever la décomposition du contrat social, prépare le terrain pour la déconstruction du code du Travail. Le conseil constitutionnel  en censure quelques points? Qu’importe, deux pas en avant ont été réalisés. Mine de rien, à force de multiplier les « deux pas en avant, un pas en arrière », on avance.

Mais c’est avec sa dernière sortie sur les fonctionnaires qu’Emmanuel Macron est véritablement sorti du bois, qu’il s’est imposé comme machine à tester de François Hollande. Sur le mode « voyons ce qui se passe quand on dit que le statut des fonctionnaires n’est plus adéquat », Emmanuel Macron teste, avec toujours la même stratégie en tête.

L’autre stratégie initiée par la droite et reprise à son compte par Emmanuel Macron est celle de l’inversion du sens de l’intégration de la novlangue. Mise en place par George Bush, elle ressort aujourd’hui dans la bouche d’Emmanuel Macron lorsqu’il énonce que « Le libéralisme est de gauche« . Pur plagiat de George Orwell (1984) :

En s’engouffrant dans le chemin ouvert par Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron finit de dégoûter de la politique les électeurs qui s’interrogeaient sur la pertinence de leur vote. Reste le pourcentage de la population qui n’y voit que du feu ou qui croit encore à la parole des hommes politiques. Mais quel est-il ?

Source: https://reflets.info/emmanuel-macron-teste-la-strategie-sarkozy/


A votre santé !

Friday 25 September 2015 at 11:47

Signal LightIl s’en passe de bien belles au Sénat en ce moment lors de l’examen du projet de loi « santé » de Marisol Touraine. Sur le front du tabac, Bluetouff nous a déjà fait un bel exposé sur les tirages de ficelles du lobby des buralistes pour s’octroyer l’exclusivité de la vente des vapoteuses. Le Canard, dans son édition d’hier, en rajoutait une couche sur le fameux « paquet neutre », que le gouvernement avait réussi à imposer en cours de route lors des débats à l’Assemblée au mois d’avril, et que les sénateurs et sénatrices, de tous bords, y compris socialo-cocos, ont rejeté en bloc. Mais dans cette loi, il y a d’autres belles occasions d’apprécier la porosité de nos parlementaires aux stratégies d’influence des industriels. Et pour qu’un texte sur la « santé publique » trouve quelques arrangements avec les intérêts privés.

Sus à l’anorexie professionnelle!

Parlons d’abord de quelques nouveautés plutôt courageuses qui ne manqueront pas de déclencher les foudres de lobbys bien placés. (Se reporter à la « petite loi », rédigée au fur et à mesure des discussions.)

Commençons par la « lutte contre la maigreur excessive » (sic), un aspect qui n’était pas inclu dans le projet initial de la ministre. On s’attaque là à l’anorexie professionnelle, à savoir celle en vigueur dans les agences de mannequins. Introduite en commission des affaires sociales au mois de mars, la formulation première était la « prévention précoce de l’anorexie mentale » et la « lutte contre la valorisation de la minceur excessive ». Il est question d’exclure de la profession « toute personne dont l’indice de masse corporelle, établi en divisant son poids par sa taille élevée au carré, est inférieur à des niveaux définis, sur proposition de la Haute Autorité de santé, par arrêté des ministres chargés de la santé et du travail ». Et plus loin : « toute personne qui exploite une agence de mannequins ou qui s’assure, moyennant rémunération, le concours d’un mannequin, veille à ce que l’exercice du métier de mannequin et les exigences propres à celui-ci ne mettent pas en danger la santé de l’intéressé. » Et les proxénètes de la mode qui joueraient un peu trop les empêcheurs de manger risqueront un séjour à l’ombre avec menu pain sec et eau tiède:

« Le fait pour toute personne qui exploite une agence de mannequins (…) de ne pas veiller au respect de l’interdiction (citée plus haut) est puni d’un emprisonnement de six mois et d’une amende de 75 000 €. »

Les snipers de photoshop à l’amende

C’est plus loin que c’est moins drôle pour les agences de pub:

« Toute image publicitaire sur laquelle apparaît un mannequin (…) et dont la silhouette a été affinée par un logiciel de traitement d’image (sic!) doit comporter une mention qui indique que cette image a été retouchée. L’obligation prévue au premier alinéa s’impose à toute promotion, destinée au public, par voie d’imprimés et de publications périodiques. »

Ah non, merde! Ça ne marche pas pour une star du ciné ou de la politique qui aurait été « retouchée » en Une d’un grand hebdomadaire! Ouf, doivent se dire certains du côté du groupe Lagardère! L’obligation de la mention « retouché » s’applique aussi aux « messages publicitaires sur internet ou télévisés (…) émis et diffusés à partir du territoire français et reçus sur ce territoire ». Et là, on entend d’ici les râles des créatifs horrifiés: « Le fait pour tout annonceur ou promoteur de se soustraire à cette obligation est puni d’une amende de 30 000 € ». Et le tout devra « entrer en vigueur au plus tard le 1er janvier 2017 ». Les syndicats des agences de com sont déjà en train de passer leurs coups de fil à leurs copains-copines du Sénat!

On a aussi croisé une mesure salutaire pour prévenir les cancers de la peau: interdire, hors raison médicale, les salons de bronzage artificiel qui pullulent un peu partout. Là aussi, les lobbys du soleil en boite vont avoir du pain sur la planche:

« Hors usage médical, la vente, la mise à disposition à titre gratuit ou onéreux et l’utilisation d’appareils de bronzage, définis comme les appareils émettant des rayonnements ultraviolets destinés à exercer une action sur la peau à des fins esthétiques, sont interdites. »

On remarquera que le Sénat est moins regardant sur le tabac que sur la bronzette, car la chambre basse a été beaucoup plus expéditive que les députés: l’Assemblée s’était contentée d’en interdire l’usage pour les moins de 18 ans (tout en bannissant totalement la publicité pour cette pratique en vogue). Si cette disposition est retenue, elle devra s’appliquer 2 ans après le vote de la loi. Et le non-respect de l’interdiction sera « puni d’une amende de 100 000 € ». On imagine déjà les pressions du Medef auprès d’Emmanuel Macron contre cette atteinte inqualifiable à la liberté d’entreprendre…

Le code couleur nutritionnel saboté par les géants de la malbouffe

fsa-foodcolorUn autre épouvantail de ce projet de loi Touraine a tenu ses promesses: le message nutritionnel à cinq couleurs qui devait faire son apparition sur les produits alimentaires. Cela fait des années que le sujet est en débat. Le projet de loi n’était pas téméraire: aucune obligation d’étiquetage pour les industriels de la bouffe. Un règlement européen de 2011, a déjà subi les foudres des lobbys, opposés à ce qu’un diktat à la soviétique ne « stigmatise » les produits saturés en sel, sucre et graisse. L’article 5 rédigé par la ministre se contente de dire que « la déclaration nutritionnelle obligatoire (…) peut être accompagnée d’une présentation ou d’une expression complémentaire au moyen de graphiques ou de symboles ». Des mesures qui seront définies par l’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire) qui a déjà travaillé dessus en rendant un rapport en mars dernier. Entre-temps, une autre instance officielle a rendu son rapport, commandé par la ministre: celui du Haut conseil pour la santé publique, qui prend fait et cause pour « la mise en place d’un système d’information nutritionnelle synthétique s’appuyant sur une échelle de couleur à cinq niveaux », inspiré de la Food Standard Agency britannique, qui l’a mis en place depuis 2013 (de manière tout autant facultative – cf photo).

La nouveauté du Sénat, comme l’a raconté Le Canard du 23 septembre, c’est d’impliquer, pour définir ce fameux code couleur nutritionnel, un machin nommé Conseil national de l’alimentation (CNA). Or qui sont membres actifs du CNA? Des représentants d’assos de consommateurs, certes, mais surtout ceux de toutes les branches de l’industrie de la bouffe (producteurs, distributeurs, restaurateurs, etc.), bref « un cénacle aux petits soins pour l’industrie agroalimentaire » persifle Le Canard. Son dernier colloque du mois de juin avait pour thème «Communication et alimentation : les conditions de la confiance». Son président, Bernard Vallat, s’est déjà plaint auprès de la ministre, au mois de mai dernier, qu’un tel code couleur risquait de « stigmatiser les produits emblématiques de la gastronomie française ». Exactement le même discours que tient depuis des années l’ANIA, le vrai lobby des « industries alimentaires » qui a refilé aux sénateurs (selon le même papier du Canard) des textes d’amendements qui ont été repris in extenso.

L’ANIA, fin août (au lendemain de l’avis du Haut conseil), fustigeait à nouveau
« tout dispositif d’étiquetage nutritionnel simpliste reposant uniquement sur un code de couleurs ». C’est ce même lobby de la bouffe qui, au niveau européen, a bataillé ferme, en 2010, pour qu’un tel code ne voit jamais le jour dans un réglement de l’UE. L’ONG Corporate Europe Observatory, qui surveille les lobbys comme le lait sur le feu, a raconté en détail comment ce projet a été torpillé. Pas moins d’un milliard d’euros a été dépensé, en campagne d’influence, par le mastodonte du secteur, Food and Drink Europe (ex-CIAA), dont la liste des membres peut déclencher la nausée en moins de 2 secondes. Le lobby a mis en avant de soi-disantes « études » menées par un faux-nez de lui-même, l’EUFIC (centre européen d’information sur l’alimentation), organe financé, comme par hasard, par les géants Coca-Cola, McDonald’s, Nestlé, Ferrero, Danone, Unilever, Kraft – n’en jetez plus.

Pour brouiller les pistes et se présenter sous un jour neutre, les entreprises usent de ce stratagème dans tous les secteurs. L’ancien président du CNA français est maintenant à la tête du Fonds pour l’alimentation et la santé (FFAS), autre machin qui vient de matraquer son opposition à tout « étiquetage nutritionnel simplifié ». Inutile de dire qui sont ses généreux donateurs.

Zelium5une-webBref, le CNA fera donc partie des instances consultées sur cet étiquetage facultatif qui ne verra donc sans doute jamais le jour. Dans un communiqué du 10 septembre, le CNA en remet une couche sur « la nécessité que le système envisagé soit … validé par des expérimentations réalisées en conditions réelles d’achat », demande du temps pour « parfaire la représentation graphique » et réclame « un processus d’évaluation continu » avant d’envisager le pire. Tout en affirmant sans rire que « l’approche de l’alimentation par l’énergie et les nutriments est en effet très éloignée de la culture et des pratiques alimentaires des Français (non!?), et aucun élément ne permet d’affirmer à ce stade qu’un tel dispositif sera favorable ou défavorable au statut nutritionnel de la population française » (si!!). Pourtant, en cherchant bien, on trouve, en 2006, un rapport très complet sur la question des symboles nutritionnels, avec plein d’exemples de codes couleurs très précis et une foule d’études qui montrent l’utilité de la démarche.

En 2013, lors d’un autre de ses colloques, intitulé « Ré-enchanter l’alimentation » (que c’est beau), le CNA remerciait chaleureusement le groupe Ferrero pour ses bonnes œuvres. Allez, santé! C’est un ordre!

A lire le dernier numéro de Zélium consacré à l' »accro-alimentaire » – avec notamment un papier sur la Semaine du goût (du 12 au 18 octobre), manif faussement collégiale téléguidée par les mêmes lobbys de la bouffe et créé il y a plus de 20 ans par le Cedus, le conclave des sucriers.

Source: https://reflets.info/a-votre-sante/


Fleur Pellerin condamne une façon insidieuse de vouloir limiter les libertés

Monday 21 September 2015 at 13:23

Fleur PellerinÇa y est ! Enfin une femme politique qui a compris les implications de la mise en place des fameuses « boites noires » ! Voici ce que déclare Fleur Pellerin au journal 20 minutes :

Le problème de fond, c’est cette tendance à un retour à l’ordre moral. C’est contre cela que je souhaite lutter, car c’est contraire aux principes démocratiques, c’est contraire à toutes les grandes conquêtes qui ont émaillé les siècles pour obtenir les libertés dont nous jouissons dans une société démocratique. Cette façon insidieuse de vouloir limiter les libertés qui figurent dans notre droit depuis des dizaines années, et parfois plus d’un siècle, c’est pour moi quelque chose d’extrêmement inquiétant.

Oh, wait… On a lu trop vite. Il s’agit de la liberté de création. Rien à voir avec la mise sur écoute de la population française qui elle, n’est en rien une « façon insidieuse de vouloir limiter les libertés qui figurent dans notre droit« .

Circulez !

Source: https://reflets.info/fleur-pellerin-condamne-une-facon-insidieuse-de-vouloir-limiter-les-libertes/


Alerte : les rouges ont pris le pouvoir partout

Friday 18 September 2015 at 13:15

unpourcentfoisdeuxVoilà une chronique qui ne devrait pas passer inaperçue. Dans Le Monde daté du 10 septembre, Arnaud Leparmentier publie « Chiffons rouges » sociaux. D’inspiration ultra-libérale, ce texte appelle à une libéralisation forte du marché du travail, laissant tout le loisir aux entreprises de licencier sans risquer de soucis avec les tribunaux, dans l’espoir que le marché du travail redevienne fluide. Sur le mode « on perd son travail, mais on en retrouve un aussitôt ». En route donc pour une profonde modification du code du travail, si ces socialo-communistes qui nous gouvernent veulent bien, enfin, prendre les décisions qui s’imposent. Il faut « passer en force. Courageusement ». Les exemples, selon Arnaud Leparmentier, ne manquent pas de décideurs ayant suivi cette voie avec un résultat, toujours selon Arnaud Leparmentier, extrêmement positif. Son ainsi cités Gerhard Schröder, Peter Hartz, Matteo Renzi, Mariano Rajoy.

Le journaliste éco du Monde énonce ensuite les « chiffons rouges » français auxquels il faudrait s’attaquer d’urgence. En vrac, un smic trop élevé, des salaires qui progressent trop, des prud’hommes lents et imprévisibles, une Cour de cassation « rouge », une formation professionnelle gaspillée, des indemnités chômage trop longues.

C’est une évidence, avec un smic à un peu plus de 1000 euros, des indemnités de chômage qui s’étalent sur près de deux ans, tous ces profiteurs plombent l’économie de la France. On ne parle même pas (tiens, pourquoi ?) des remboursements de sécurité sociale qui permettent aux assistés de végéter dans leur position de profiteurs ? Si les soins médicaux étaient à leurs frais, il est certain que :

Captain Obvious…

D’autres pistes, peut-être ?

Curieusement, Arnaud Leparmentier n’évoque pas les pistes de réflexion des économistes atterrés (encore des « rouges », sans doute). Et c’est dommage. Car leur « Nouveau Manifeste » (Edition les liens qui libèrent, 10 euros) regorge de pistes de réflexions et d’analyse de notre société.

« Notre rôle d’économistes critiques est de montrer que la société peut refuser de se laisser imposer les lois supposées du marché et choisir de définir elle-même les conditions de son bien-être. Le défi écologique peut nous mener vers une société plus sobre, plus égalitaire au lieu de renforcer les inégalités de niveaux de vie. La retraite peut être gérée socialement plutôt que confiée à des fonds de pension. La fiscalité peut réduire les inégalités de revenus ou de patrimoines, et non les conforter ou les accroître. […] L’entreprise peut être conçue comme une institution collective plutôt que réduite à la propriété du chef d’entreprise ou des actionnaires. Nous pensons que la société a le pouvoir de délibérer et de choisir démocratiquement. Notre deuxième conviction est que la démocratie est inséparable de l’égalité. Le marché est le royaume des inégalités. La firme actionnariale fait primer le principe « une action, une voix ». La démocratie repose, à l’inverse, sur un principe d’égalité, où chacun compte pour un. »

En continuant de demander toujours plus pour les entreprises, Arnaud Leparmentier creuse un sillon ultra-libéral dangereux, pour son propre camp.

Passons sur le fait qu’avoir des idées affirmées ultra-libérale en 2015 revient à peu près à avoir les convictions politiques et géopolitiques de George Bush en 2015. Ce qui est plus grave est que la situation sociale mondiale est telle que le jour où les masses de « profiteurs rouges » auront vu comment vivent les 1%, ils descendront dans la rue pour leur couper la tête comme en 1789. Mêmes causes, mêmes effets. C’est probablement parce que les smicards n’ont pas d’idée précise de la manière dont vivent les 1% qui les gouvernent qu’ils n’ont pas encore pris les armes.

Pragmatiques, les économistes atterrés soulignent que le système social français et son système public de formation est bénéfique pour les entreprises. « bénéficiant de travailleurs formés et en bonne santé, d’infrastructures publiques de qualité , les entreprises profitent largement de l’action publique ». Et de donner quelques pistes sur ce point : « Les libéraux insistent pour que la dépense publique soit évaluée. Nous y sommes favorables : les aides aux entreprises sont aujourd’hui colossales et l’efficacité de certaines (le crédit d’impôt pour les dépenses de recherche, les exonérations généralisées sur les bas salaires) est clairement sujette à caution. Il faut un audit des aides aux entreprises pour vérifier leur efficacité ».

Le chapitre sur la dette publique est également intéressant. Là où les libéraux nous prédisent le pire et annoncent une dette de 29.000 euros par personne en France, les économistes atterrés rappellent que l’endettement public est moindre que celui du secteur privé. En outre, la dette servie comme épouvantail par les libéraux est un chiffre brut qui ne prend pas en compte les actifs réels de l’Etat. Avec eux, le solde était positif de 326 milliards d’euros fin 2012.

A l’heure où les pays européens reviennent sur la libre circulation des personnes, les économistes atterrés proposent de revenir sur la libre circulation des capitaux. Une idée qui plairait sans aucun doute à Arnaud Leparmentier.

 

 

Source: https://reflets.info/alerte-les-rouges-ont-pris-le-pouvoir-partout/


Canal + (rien ne va) : déprogrammation d’un documentaire sur Hollande et Sarkozy

Tuesday 15 September 2015 at 15:59

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Un documentaire traitant de la guerre entre Sarkozy et Hollande, devant être diffusé le 28 septembre sur « Canal + (rien ne va) », a été déprogrammé. Sans raison, sans reprogrammation.

La réaction d’un responsable de la société de production du doc :

La brève dans son intégralité, sur le site de France Info, précise que « depuis l’arrivée de Vincent Bolloré à la tête de la chaîne cryptée, un documentaire consacré au Crédit Mutuel a déjà été déprogrammé. Selon le service de presse de Canal+, le reportage sur la guerre Hollande-Sarkozy n’était pas programmé officiellement. Aucun responsable de la chaîne ne souhaite s’exprimer sur le sujet.« 

Source: https://reflets.info/canal-rien-ne-va-deprogrammation-dun-documentaire-sur-hollande-et-sarkozy/


#Climat : saurez-vous résoudre l’énigme de la #NASA des graphiques de #Reykjavik ?

Monday 14 September 2015 at 18:45

C’est une énigme Internet intéressante, qui mérite que l’on se penche dessus. Cette énigme se situe au niveau des graphiques du GISS (Goddard Institute for Space Studies) de la NASA à propos de la station météo de Reykjavik, en Islande. Figurez-vous que le graphique donnant les variations de températures de cette station météo débute en 1942 et donne ça :

station-Reykjavik-donnees-manquantesCe graphique peut être consulté ici : http://data.giss.nasa.gov/cgi-bin/gistemp/show_station.cgi?id=620040300000&dt=1&ds=14

Rien de bien excitant, si ce n’est qu’on voit que certaines années sont manquantes, et que la moyenne des températures fluctue, mais se met à fortement croître au milieu des années 80 pour monter à des sommets après 2000. Normal, ça chauffe, dit-on à la NASA.

Mais un problème survient si l’on s’amuse à changer l’identifiant de fichier pour aller taper dans d’autres données existantes sur le site de la NASA, mais toujours donnant les relevés de température de Reykjavik. Par exemple, il est possible de voir le premier fichier de données (ID=1), antérieure à celui publié ci-dessus ID= 14). Allons-y :

http://data.giss.nasa.gov/cgi-bin/gistemp/show_station.cgi?id=620040300000&dt=1&ds=1

Ce fichier de données pour la station de Reykjavik mis en graphique est surprenant :

stationReykjavik-donneescompletesOups ! Les données manquantes étaient les années 1940 et 41. Et puis l’année de départ n’est plus 1942, mais 1901. Etrange. Surtout que l’on remarque que d’un seul coup, l’interprétation du graphique n’est plus la même : vers 1928 il y avait une moyenne de températures comparables à la fin des années 90, et puis les deux années très hautes ont disparu dans le graphique ID=14, particulièrement 1941. Puisue le graphique ne démarre qu’en 42. Mais elles sont aussi importantes, ces températures, que celles de 2003, et sont consécutives ! 6,29°c pour 1941 et 6,32°c pour 2003. Serait-ce une erreur ? Tapons un id=2 pour aller se connecter à un nouveau fichier de données :

http://data.giss.nasa.gov/cgi-bin/gistemp/show_station.cgi?id=620040300000&dt=1&ds=2

C’est à peu près pareil, mais c’est toujours un cauchemar pour les ingénieurs de la NASA qui cherchent un graphique qui démontre l’augmentation de la température liée à l’activité industrielle et les rejets de CO2 en hausse :

station

Il n’y a rien en ID 3 à 11, puis une nouvelle tentative en ID 12 donne :

http://data.giss.nasa.gov/cgi-bin/gistemp/show_station.cgi?id=620040300000&dt=1&ds=12

stationID12Ca y’est, même si le graphique débute toujours en 1901, il commence à manquer des données gênantes. Et bizarrement ce set de données ne donne plus les années 40 et 41 à plus de 6°.

L’ID 13 ne change pas grand chose mais rapproche du graphique final :

http://data.giss.nasa.gov/cgi-bin/gistemp/show_station.cgi?id=620040300000&dt=1&ds=13

stationID13Et pour le plaisir, remettons le dernier graphique :

station-Reykjavik-donnees-manquantesEt voilà le travail.

Si aujourd’hui, vous recherchez la station de Reykjavik pour connaître l’évolution de ses températures, sur cette page http://data.giss.nasa.gov/cgi-bin/gistemp/find_station.cgi?dt=1&ds=14&name=Reykjavik vous aurez ça, et uniquement ça :

recheche-Reykjavik

Cette station n’a donc commencé ses relevés, selon la NASA, qu’en 1942, et en plus, ils ont des années à blanc. Ces Islandais ne sont pas très bons, semble-t-il. Pourtant, l’histoire de l’Islande nous apprend, dans un ouvrage intitulé Climate of Iceland, que les relevés continus ont débuté au XIXème siècle.

station-islande1Peut-être, la station météo de Reykjavik n’est alors pas montée ? C’est vrai, elle ne se monte qu’un peu plus trad. Mais pas en 1942. Non, en 1901 :

station-islande-217 stations en 1901 en Islande, quand même.

La NASA ne rend pas justice au travail des Islandais, c’est un fait.

Mais l’énigme des différentes versions de jeux de données et la conservation seule d’un jeu de données ne débutant qu’en 1942, avec une station météo référencée comme telle sur le site du GISS laisse songeur. Une énigme. Si les lecteurs de Reflets ont une idée…

Source: https://reflets.info/climat-saurez-vous-resoudre-lenigme-de-la-nasa-des-graphiques-de-reykjavik/


Al Gore, climat et business carbone, you rock ! (fin)

Monday 14 September 2015 at 14:08

gore-climategate

Une fois que l’on connaît le parcours d’Al Gore, son influence centrale sur l’acceptation du concept de réchauffement anthropique, ses liens avérés avec la sphère financière la plus scélérate de la planète, il est temps de détailler son business. Un business qui n’a pas toujours bien marché, mais devient florissant avec l’abrutissement des masses par une propagande politique mondiale unique dans l’histoire.

De mémoire, tu n’auras pas

Le business-plan pour créer une « économie décarbonée » est basé sur des amalgames et des raccourcis simples mais qui permettent d’engager une somme d’acteurs considérables. Le fruit de cette campagne de comm’ planétaire, pour un homme d’affaires avisé comme Al Gore, est de devenir l’un des acteurs financiers centraux dans la nouvelle économie en cours de création. Puisqu’il s’agit bien de cela : l’opération « Changement climatique anthropique » mène à un basculement économique, politique global, au profit de ceux qui ont engagé l’opération, et la pilotent. Aidés de la toute puissante ONU, pour les crédits carbone, comme nous le verrons plus loin…

Il y a bien entendu des accrocs dans cette opération, et comme dans tout business, des tentatives ratées pour prendre des parts de marchés un peu n’importe comment. Le coup des agro-carburants pour sauver la planète des rejets de CO2 des véhicules au pétrole, en est un. A l’époque, en 2007, les médias n’ont cesse de faire la promotion de ce nouveau moyen pour être « éco-responsable » : il suffit de faire pousser des plantes oléagineuses ou à sucre pour en faire des carburants permettant de « couper » les carburants fossiles. Ainsi, les véhicules rejettent moins de CO2, et il est moins nécessaire de tirer et exploiter du pétrole. Idée géniale.

En fait, non : les agro-carburants détruisent les cultures vivrières, forcent à détruire des forêts, particulièrement au Brésil, et le pire, c’est qu’ils coûtent plus en CO2 qu’ils n’en font économiser pour les produire. Comment des gens payés forts chers pour calculer années après années les degrés à venir en fonction de paramètres délirants d’une planète entière (2°C, 3°C, 4-5°C ?) n’ont-ils jamais pu comprendre par avance que les agro-carburants créaient l’inverse de ce qu’ils étaient censés faire ? Mystère…

Le calcul du coût CO2 est devenu le seul repère sur la pollution depuis cette époque. Les Nobel de la paix GIEC et Gore (GG) sont au cœur du discours :  le CO2 représente les 4 cavaliers de l’apocalypse, et c’est lui qui doit concentrer toute l’attention écologique planétaire. En 2009, à la suite du Grenelle de l’environnement, vous pouviez acheter des véhicules diesel « Eco2 ». Un véhicule écologique diesel ? Oui, absolument : il rejette moins de CO2 que les véhicules essence, donc c’était écolo. L’Etat offrait même des primes, c’est dire…

Mais comme pour les agro-carburants, le diesel avec peu de CO2 n’est plus à l’honneur, il est même pointé du doigt. Logique, puisque les particules fines qu’il dégage (à l’inverse de l’essence qui n’en dégage pas, mais dégage plus de CO2 que le diesel) commencent à poser légèrement problème lors des pics de pollution dans l’Hexagone. Donc maintenant, c’est le véhicule électrique qui est à l’honneur en France : il va permettre de conserver l’industrie nucléaire et éviter d’opérer un basculement massif vers les énergies renouvelables. Malin.

Mais qui s’en soucie, s’en souvient et surtout, se préoccupe des réalités écologiques planétaires ? La mémoire de poisson rouge des masses sur-informées devant leur poste de télé ou sur twitter permet de remettre à jour la compréhension des sujets environnementaux, basés sur le réchauffement global par l’homme, en quasi temps réel. La mémoire de l’histoire ne sert à rien, c’est bien connu. Dans la même TL twitter, deux articles sur le carbone et les océans étaient twittés, à un jour d’intervale :

 

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C’est un sujet formidable pour les scientifiques les échanges de CO2, puisque tellement difficile et complexe à apréhender, avec des données excessivement ardues à récupérer, d’une fiabilité incertaine, qu’on peut à près tout lui faire dire. Quant aux masses, qu’elles se débrouillent, tout ce qu’on lui demande c’est de répéter le même mantra : il faut sauver la planète, c’est nous qui allons la tuer en rejetant trop de CO2. De toute manière, même si les deux informations sont vraies, ou sont fausses, ou les deux, dans le cas d’espèce des océans, ça n’a aucune importance : l’intérêt réside dans une unique préoccupation, celle de parler du problème (écologique) du carbone, au public.

Le carbone, c’est la vie, et ça se marchande

Cette étude des émissions carbone, de leur calcul, des techniques, technologies pour diminuer leur rejet est une inépuisable source de revenus pour un nombre incroyable de professionnels. Au point que les crédits carbone, officiels et validés par l’ONU, ou non-officiels (mais autorisés) ont été inventés, à la suite des fameuses Bourse d’échange carbone. Avec ces nouveaux produits financiers, nous ne sommes plus dans la simple création de revenus ou d’emplois autour de la protection de l’environnement par la lutte contre les émissions carbone, mais dans un système financier à l’échelle d’une planète. Qui sont les acteurs principaux de ce nouveau business ? Les hedge funds. Ces nouveaux produits financiers ont été créés sur mesure pour eux par Goldman Sachs, premier investisseur de la première bourse carbone, aux Etats-Unis en 2003, et dont l’un des dirigeants est Blood, l’associé N° 2 de GIM… le hedge fund d’Al Gore (voir épisode précédent :  https://reflets.info/al-gore-le-nobel-menteur-sauveur-de-planete-et-milliardaire-du-carbone-2/) Les crédits carbone servent à monnayer les activités des industries en fonction de leur capacité à émettre moins de gaz carbonique. Explications par une entreprise spécialiste du domaine, Climat Mundi :

« Les crédits carbone   Les crédits carbone sont des unités qui sont attribuées au porteur de projet qui réduit les émissions de gaz à effet de serre, et que le porteur de projet peut ensuite commercialiser pour financer son projet. Un crédit carbone représente une réduction de CO2 d’une tonne.   Par exemple, une usine hydroélectrique évite l’émission de 30.000 t eqCO2 par an (parce qu’elle évite de brûler du charbon dans une centrale thermique pour fabriquer la même quantité de courant électrique). Le porteur de projet (souvent l’exploitatnt de l’usine) se voit attribuer 30.000 crédits carbone représentant chacun 1 tonne d’eqCO2 évitée. Il vend ses crédits carbone à quelqu’un qui lui achète, comme par exemple Climat Mundi. Le revenu correspondant lui permet de rendre viable son installation. »

  Formidable,  non ? Le hedge fund donne plein d’argent à un industriel « respectueux de l’environnement ». Et comment tout ça est-il vérifié, réglementé ? De la manière suivante :  

« Qui attribue les crédits carbone et comment (cas des CER) ? Le cas le plus connu est celui des projets certifiés dans le cadre du Protocole de Kyoto, qui sont appelés « mécanismes de développement propre » (projets MDP / CDM en anglais, comme « clean development mechanism »), et qui délivrent un certain type de crédits carbone appelés CER (certified emission reduction). Les crédits carbone de type CER sont attribués par les Nations unies (plus précisément par le … »bureau exécutif du mécanisme de développement propre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques »… ouf), suite à un mécanisme très précis :

  Suivent les règles, protocoles pour faire accepter le dossier, et à la fin :  

Sur la base du rapport de vérification, l’ONU attribue les crédits carbone au porteur de projet. Concrètement parlant, elle lui crédite un « compte carbone », identique à un compte bancaire, mais contenant non pas des euros ou des dollars, mais des crédits carbone.   6. Une fois en possession de ses crédits carbone, le porteur de projet peut les commercialiser et s’assurer un revenu qui lui permet de financer son projet.   Les CER sont les seuls crédits carbone utilisables par les acteurs ayant des obligations réglementaires relatives aux émissions de gaz à effet de serre (pays développés signataires du protocole de Kyoto ou industriels soumis au système européen d’échange de permis d’émission).

  Résumons : un projet, une validation onusienne avec des CER, puis la vente des CER à un hedge fund qui paye en espèces sonnantes et trébuchantes et joue avec sur les bourses carbone mondiales, en se les faisant acheter par des gros pollueurs, qui compensent. Simple, efficace, pratique.   Et si vous n’êtes pas un pays dans la liste des pays signataires des accords sur le climat ? Pas grave, on a d’autres produits financiers à vous refiler. Pas tamponnés par l’ONU, mais légaux. Bien entendu…  

Qui attribue les crédits carbone et comment (cas des VER) ?   Les VER (verified emission reductions) sont des crédits carbone « non officiels », c’est à dire non attribués par les Nations unies. Ils correspondent à des réductions d’émissions qui n’ont pas suivi la totalité de la procédure des Nations unies.   Par exemple, un projet répondant aux critères techniques de l’ONU (mesurabilité, additionalité, existence d’un plan de suivi,…) mais situé dans un pays n’ayant pas ratifié le protocole de Kyoto (la Turquie par exemple), ne se verra pas attribuer de crédits carbone par l’ONU sous forme de CER. Il pourra cependant suivre la même procédure technique et se voir attribuer des VER. Un porteur de projet peut aussi juger que le process onusien est trop long et préférer commercialiser ses crédits sur la marché volontaire: les crédits seront alors achetés par des acteurs qui n’ont pas d’obligation, mais achètent des crédits carbone pour leur politique de responsabilité sociale et environnementale.

  Génial ! Donc ces produits financiers basés sur la réduction des émissions carbone peuvent se négocier sans contrôle particulier, et ça c’est bon pour Al Gore et GIM ! En plus ils ont un V comme « verified ». Tout va bien…  

Il existe de nombreux standards utilisés sur le marché volontaire, les plus connus et utilisés étant le VSC (Verified Carbon Standard) et le Gold Standard. Dans ce cas les réductions d’émissions sont vérifiées par des organismes agréés par l’organisation portant le standard, en général les mêmes que ceux agréés par l’UNFCCC.   Par ailleurs, l’ONU ne reconnait que les réductions d’émission générées par un projet après sa date d’enregistrement. Or, les procédures administratives de l’ONU sont lourdes, et il peut arriver qu’un projet commence à fonctionner (et donc à générer des réductions d’émissions) avant son enregistrement. Dans ce cas, les réductions d’émissions générées avant  l’enregistrement ne donneront pas lieu à l’émission de CER, mais pourront donner lieu à l’émission de VER, selon le VCS. On parle dans ce cas de VER-pré CDM

   Oui, comme d’habitude ça devient vite complexe, avec plein de ramifications, d’exceptions, de sous-règles. Mais tout ça permet de faire tourner un paquet d’argent, au plus grand profit des entreprises spécialisées. Les mauvais esprits diront qu’il y aurait même des escroqueries à l’échelle de pays comme la France, des calculs au doigt mouillé, mais tout ça n’est que mensonges relayés par les lobbyistes du pétrole, qui comme chacun le sait, sont vent debout contre la réduction des émissions de carbone… tout en finançant les bourses carbone, telles BP avec l’ECX (Europe). Bien entendu…

ECX-membres

 

 Un monde décarboné… taillé pour les 1%

Le prophète en chef de l’apocalypse climatique par les rejets de CO2 s’est fait attraper par de méchants journalistes américains : notre grand défenseur de l’environnement, qui appelait chacun à faire un effort pour décarboner individuellement son mode de vie, possédait en effet une villa de 20 pièces avec piscine consommant 20 fois la consommation moyenne d’un foyer Américain — qui est de plus de 10 000 Watts-heure, la plus importante au monde. La villa de Gore : 221 000 Watts-heure par an. Pas mal !

In 2007, the Tennessee Center for Policy Research, using a public records request, published Gore’s Nashville home utility bill, showing it used almost 221,000 kilowatt-hours in 2006 — 20 times the national average household consumption. Gore’s people dismissed the revelation. (in http://www.bloomberg.com/news/articles/2013-05-06/gore-is-romney-rich-with-200-million-after-bush-defeat)

La réponse d’Al ne s’est pas faite attendre : il paye sa surconso en crédits carbone… à sa propre boite. Alors, quelque chose à redire ? Notre ami Al est un contributeur exemplaire à la cause climatique. Une précision intéressante sur cette nouvelle vague mondiale écologiste, qui en fin de compte permet aux 1% de verdir à moindre frais leurs dévorante activité énergétique… La liste des investissements d’Al Gore et son froudroyant enrichissement personnel à hauteur de 200 millions de $ est longue comme une cheminée de centrale au charbon : de la bourse CCX, aux panneaux solaires (abandonnés quand ça ne marchait pas assez bien), à sa chaîne de TV Current TV qu’il revend à Al Jazeera, détenue par une compagnie pétrolière Qatari (si, si), du hedge fund éthique, on ne sait plus où donner de la tête.

Fourteen years later, he made an estimated $100 million in a single month. In January, the Current TV network, which he helped to start in 2004, was sold to Qatari-owned Al Jazeera Satellite Network for about $500 million. After debt, he grossed an estimated $70 million for his 20 percent stake, according to people familiar with the transaction.

Al Gore a longuement travaillé au corps la « sensibilité écologique carbo-centré » américaine puis planétaire, et est arrivé à ses fins. Les GG Nobel de la paix  sont désormais tranquilles, l’opération carbone est en cours.

In 2006 Al Gore established his own global-warming non-profit group, the Alliance for Climate Protection, a 501(3)(c) charitable organization. The group favors more stringent environmental policy regulations on the private sector and especially wants cap-and-trade legislation so that companies will be forced to lower their greenhouse gas emissions and buy carbon credits. The alliance CEO is Cathy Zoi, a former environmental advisor to President Bill Clinton. Gore is chairman of the board, which also includes environmental activist Theodore Roosevelt IV, Clinton EPA Director Carol Browner, the President George H.W. Bush’s National Security Advisor Brent Scowcroft and Reagan-era EPA Director Lee Thomas. Gore has reportedly given the alliance $250,000 and has donated his share of the profits from An Inconvenient Truth to the group.

A moins que …

Malgré la propagande, des scientifiques bossent encore…

Le bon président français, François Hollande a une grande sensibilité écologique, et il le fait savoir en organisant la COP21 qui devrait permettre de « sauver la planète »… ou pas. Dans le même temps, ce sacré farceur de pépère travaille pour que le carbone soit lucratif pour la France. Ce qui ne mange pas de pain puisque ce pays, le plus nucléarisé au monde, est très peu émetteur de CO2 (à peine 0,8% de l’ensemble des pays de la planète).  

  Ce matin a débuté sur France Culture « La semaine sur le climat ». Le premier intervenant sur ce thème a été Jean-François Berger, membre du conseil scientifique de l’Inrap, qui enseigne la géoarchéologie et l’archéogéographie dans les universités de Paris I, de Nice-Sophia Antipolis et d’Avignon, et spécialiste de l’archéologie et l’environnement.   Où l’on apprend que l’étude des climats anciens (de -7000 ans  – à -3000 ans dans son cas) s’est modifiée en peu de temps, et que la conviction scientifique d’un climat linéaire au néolithique s’avère fausse. De grands changements climatiques ont eu lieu à ces époques, avec des effets sur plusieurs siècles, et ce avec une fréquence assez régulière. La déglaciation de -6200 dont parle le chercheur est un événement très intéressant pour comprendre les changements climatiques qui surviennent sur la planète depuis longtemps. C’est passionnant, pour ceux qui ont envie de mieux comprendre le climat. Mais plus complexe que les explications d’Al Gore…     Pour la période précise de l’optimum médiéval, qui a créé la première controverse sur la chaleur actuelle et antérieure, une base de données de centaines d’études scientifiques existe. La synthèse pour chaque étude de l’optimum médiéval est à lire. C’est un état de la science. Toutes ces études indiquent que durant la période en question, de 900 à 1400, la température moyenne de ces régions était supérieure ou équivalente à aujourd’hui. Les exemples pour l’Europe sont intéressants… »   Mais attendez, Al Gore, est pourtant récompensé pour son travail, relié à celui du GIEC, et ses affirmations sur les périodes de changements climatiques ne correspondraient pas à la réalité scientifique ? »     Bizarre. Surement des mauvaises langues complotistes. Puisque commencer à mettre en doute Gore, le GIEC, c’est faire le jeu des multinationales, et c’est empêcher l’écologie de pouvoir enfin se déployer sur la planète.   Allez, heureusement, il y a la COP21 et les bourses carbone : on la sauvera, la planète !

Al Gore, le Nobel menteur, sauveur de planète et milliardaire du carbone (2)

Si tu #likes la #planète, la #COP21 et que tu es contre le #CO2 : dis merci à Al #Gore (1)

 

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Source: https://reflets.info/al-gore-climat-et-business-carbone-you-rock/


Le holdup des buralistes sur la loi de santé

Monday 14 September 2015 at 12:43

les_buralistes2

L’affaire des amendements identiques déposés par 13 sénateurs (12 PS pour l’un et un sénateur républicain d’autre part) visant à modifier le code des impôts pour attribuer aux buralistes l’exclusivité de la commercialisation des cigarettes électroniques et de leurs consommables commence à faire couler pas mal de pixels. Jean-Yves Nau, journaliste spécialiste des questions de santé, rappelle sur son blog les faits de manière chronologique :

Le 9 septembre 2015, le sénateur François Commeinhes (Les Républicains, Hérault) déposait l’amendement n°448 . Gynécologue de profession et PDG de la polyclinique Sainte-Thérèse située, il est le maire « Les Républicains » de la Ville de Sète depuis mars 2001 et sénateur depuis 2014.

Le 10 septembre 2015, douze sénateurs PS ont déposé l’amendement n°616 . Parmi eux deux médecins et Mme Dominique Gillot, ancienne secrétaire d’Etat à la Santé (gouvernement Jospin). Il s’agit de :

Yves Daudigny (Aisne), Delphine Bataille (Nord), Dr Bernard Cazeau(Dordogne), Anne Emery-Dumas (Nièvre), Dr Catherine Génisson (Pas-de-Calais), Dominique Gillot (Val-d’Oise) ancienne secrétaire d’Etat à la Santé,Christian Manable (Somme), Jean-Pierre Masseret (Moselle),  Franck Montaugé(Gers), Patricia Schillinger (Haut-Rhin), Yannick Vaugrenard (Loire-Atlantique) etEvelyne Yonnet (Seine-Saint-Denis).

Et comme à chaque problème le législateur a une solution fiscale faute d’apporter des solutions de bon sens, tout le monde devrait s’accorder sur le fait de surfiscaliser les produits de la vape, histoire d’être bien sûr que le fumeur reste fumeur.

Pris en flag

Il apparait évident que ce ne sont pas les sénateurs qui ont rédigé ces amendements identiques à la virgule près chacun dans leur coin. L’ombre de la confédération des buralistes plane sur cet amendement comme sur d’autres. Jean-Yves Nau souligne d’ailleurs que sur le blog Le Monde du Tabac, la confédération ne s’en cache même pas :

« D’autres amendements ont été déposés. Et d’inspiration nettement « buralistes », suite aux contacts entre ceux-ci et un certain nombre de parlementaires. Notamment lors de leur récent mouvement de protestation »

confédération buralistes

Et ils n’ont pas à s’en cacher car aussi choquant que ceci puisse paraître de découvrir 13 sénateurs béni-oui-oui relayer les pires absurdités qui lui sont soufflées par un lobby lui même à la solde de l’industrie du tabac à propos d’une loi de santé antitabac, cette pratique est dramatiquement courante et n’a pas de caractère illégal en soi.

Qu’est-ce que ceci nous enseigne ?

La stratégie de l’industrie du tabac se dessine depuis belle lurette, c’est elle qui est aux commandes au niveau européen pour assimiler la vape à des produits du tabac dans la directive sur les produits du tabac. Et c’est encore elle qui est aux manettes en téléguidant son réseau de buralistes qui montre un visage plus « humain » aux yeux de parlementaires français que ses propres lobbyistes.

En relayant ces amendements qu’ils n’ont pas rédigé, qui ne sont pas le produit d’une réflexion allant dans le sens de la loi (… on parle quand même d’une loi de santé dont l’objet est la réduction des risques tabagiques), ces sénateurs cèdent à un réflexe électoraliste au détriment de la santé de millions de français. On peut retourner le problème dans tous les sens, s’il n’est pas illégal de soutenir des amendements rédigés par le lobby du tabac, dans une loi de santé, c’est moralement abject.

Oui ces sénateurs escomptent bien tirer profit du large réseau des buralistes en rappelant à la veille d’un scrutin régional qu’ils auront défendu les amendements de la corporation. Un large réseau ultra local a un poids électoral important, les sénateurs le savent bien.

Quand une corporation et des parlementaires s’accordent sur des amendements qui vont contre le sens de la loi, on peut de manière légitime se poser des questions sur les motivations des uns et des autres.

Nous l’avions déjà expliqué ici en vous détaillant l’oeuvre de Michèle Delaunay sur le Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) qui avait déjà sérieusement commencé à brosser les buralistes dans le sens du poil. Il était comme nous l’expliquions alors dramatiquement prévisible que l’on retrouve ces « idées », ces « convictions » dans le projet de loi de santé et portées par d’autres parlementaires. Michèle Delaunay a négocié en sous-main la contre partie au paquet neutre contre lequel les buralistes sont vent debout, et cette contrepartie, c’est l’exclusivité de la commercialisation des produits de la vape.

Une absurdité technique

L’absurdité de la tentative de holdup de l’industrie du tabac sur la vape inscrite dans une loi de santé est doublée d’une absurdité technique. Les buralistes commercialisent ce que leurs fournisseurs leur donnent à vendre, c’est à dire des dispositifs dont certains contiennent du tabac (inefficaces pour arrêter de fumer), ou des dispositif de type « cigalike », sans autonomie, avec des systèmes de recharges propriétaires et eux aussi parfaitement inefficaces. Ils sont notoirement dotés d’une autonomie ridicule, d’une puissance insuffisante… exactement ce qui vous conduira à cumuler cigarette électronique et cigarette traditionnelle. Tout bénef pour Big Tobacco.

La "vapoteuse" d'Imperial Tobacco

La « vapoteuse » d’Imperial Tobacco

A contrario, ce qui se vend le plus aujourd’hui en boutiques spécialisées, ce sont des dispositif très efficaces, dotés de nombreuses sécurités comme la révolution du contrôle de température qui assure à l’utilisateur la prévention de toute surchauffe lors de la vaporisation pouvant éventuellement conduire à des dégagements de molécules connues comme nocives et dont le goût est horrible (imaginez commencer à fumer le filtre d’une cigarette et vous saurez à quoi nous faisons références en terme d’effet).

vapo

Un vaporisateur personnel moderne

Ces vaporisateurs personnels modernes et les atomiseurs qui les accompagnent sont simples d’utilisation mais ils demandent toutefois certaines connaissances pour ne pas être utilisés n’importe comment. La problématiques des batteries est par exemple cruciale en matière de sécurité, et très honnêtement, j’imagine mal le buraliste du coin recommander des VTC5 à ses clients adeptes du « dual coil nichrome à 0.4 ohm » alors que ces derniers ne connaissent probablement pas, en immense majorité, la loi d’ohm. Au fil des innovations, ce vaporisateurs deviennent plus sûrs, plus efficaces, mais ils demandent aussi plus de connaissances, et à un rythme qu’un buraliste ne pourra de toutes façons pas suivre… il se bornera à vendre des produits inefficaces pour enfermer ses clients dans une double consommation vape/tabac, annihilant ici tout l’intérêt de la démarche d’utiliser la vape pour arrêter le tabac, puis la nicotine, puis la vape elle-même.

Source: https://reflets.info/le-holdup-des-buralistes-sur-la-loi-de-sante/


Internet et vie privée : la vidéo à double tranchant

Sunday 13 September 2015 at 12:19

C’est une vidéo étonnante, à double tranchant. Les uns y verront un moyen de mettre en garde les citoyens contre leur tendance à prendre le réseau pour une grande agora où ils peuvent étaler leur vie privée, un espace avec lequel ils s’amusent sans jamais pouvoir imaginer qu’il faut y protéger sa vie privée. Les autres y verront un moyen de pointer Internet comme le lieu de tous les crimes, de tous les abus.

Il n’en reste pas moins que cette vidéo a un mérite : démontrer à tous ceux qui adhèrent au concept de la surveillance d’Internet sous prétexte qu’ils « n’ont rien à cacher », qu’ils feraient bien de revoir ce concept.

Les auteurs de cette vidéo et l’objectif de celle-ci, restent très discutables, mais peut-être y a-t-il là quand même — pour les défenseurs des libertés numériques et de la vie privée sur Internet — une piste intéressante pour sensibiliser le public à ces concepts ?

Source: https://reflets.info/internet-et-vie-privee-la-video-a-double-tranchant/


Al Gore, le Nobel menteur, sauveur de planète et milliardaire du carbone (2)

Saturday 12 September 2015 at 08:52

algore

Cette deuxième chronique au sujet d’Al Gore et de la [un peu trop grosse] vérité qui dérangeait — mais qui désormais excite plus les appétits financiers et politiques qu’autre chose — retrace comment un seul homme, très bien entouré, avec l’aide des plus grandes banques de la planète a réussi à faire basculer l’opinion mondiale et à réaliser son rêve.

Commence par créer le système pour ton business…

Ce qui est génial dans le business plan d’Al Gore, c’est qu’il est simple et efficace. En 2003, le GIEC est encore un organisme dont pas grand monde ne parle. En tout cas, ni les médias ni les politiques ne sont particulièrement intéressés par cette histoire de réchauffement global causé par l’homme. La première palteforme du marché carbone débute aux USA, cette année là, et elle se nomme la Chicago Climate Exchange (CCX), mais ça ne prend pas vraiment. Par qui donc a été montée cette bourse carbone ? Pas par Al quand même ? Hum hum… pas directement, mais avec des bons potes dedans. Bon, en tout cas, le vieux pote d’Al, Maurice Strong, organisateur du sommet de Rio sur le climat, est membre du CA de la CCX quand même. Oh, et puis l’avocat Obama Barack participe à créer les statuts du bidule aussi :

CCX-copains[Que les gens qui ont poussé à organiser les premiers sommets sur le changement climatique, puis à signer des traités sur la réduction des gaz à effet de serre soient les mêmes qui ont créé le système de bourse du marché carbone, ne doit surtout pas inquiéter les militants de la cause : tout ça est fortuit.]

C’est donc à peine un an plus tard, en 2004, que notre PDG de mines de zinc, ex-candidat à la maison blanche, ancien vice-prez des US et pote des créateurs de la première bourse carbone, monte sa boite : GIM (Generation Investment Management). Une boite spécialisée dans… le marché-carbone, et c’est un pur hasard, bien entendu. Et puis Al ne la monte pas avec n’importe qui. Non, puisque l’associé d’Al, le numéro 2 de la boite, n’est autre que David Blood, anciennement directeur de « Goldman Sachs Asset Management », une branche de  GD dédiée à la spéculation. La banque est aussi dans le CCX, il va sans dire.

On appelle à la rescousse quelques cadors de la finance, pour participer à GIM, dont Peter Harris,  Mark Ferguson ou encore Henri Paulson, le fameux responsable du « plan de sauvetage » de l’économie américaine. Toute cette petite équipe vient de chez qui ? De chez Goldman Sachs. Elle a qui comme banquier ? Lehman Brothers, la défunte, morte en 2008. Le magazine Forbes, en 2010, se fait l’écho de cette petite bande de la firme d’Al Gore, surnommée le « Chicago Climate Club », qui a pondu la CCX :

Several partner companies positioned themselves to capitalize on the CCX carbon-trading markets. One was Al Gore’s Generation Investment Management LLP, a London-based firm established in 2004 that invests money from institutions and wealthy investors that are “going green.” GIM planned to purchase lucrative CO2 offsets when anticipated federal government regulations were passed to mandate cap-and-trade.

Gore’s co-founding partners in the venture are former chief of Goldman Sachs Asset Management (GSAM) David Blood, along with Mark Ferguson and Peter Harris, also of Goldman Sachs. Bloomberg reported in March 2008 that the investment fund had hit a hard cap of $5 billion, and had been turning away investors.

…puis, alimente-le avec de l’information

Mais revenons à l’époque de la création de GIM, et surtout au financement du film qui fera « basculer les esprits » : Une vérité qui dérange. 2006, sortie du film qui fait un tabac. C’est un documentaire-catastrophe, et en réalité, rien d’autre qu’une suite de conférences qu’Al s’échine à placer partout où il peut depuis qu’il a poussé à pondre la CCX et créé GIM, avec ses amis banquiers. Le film est financé en partie par GIM, mais aussi par le patron d’ebay, et il sort peu de temps après un blockbuster climato-catastrophique : « Le jour d’après » (2004).

Effrayant Le jour d’après

En 2007, notre grand défenseur de l’environnement, Al Gore himself, reçoit la récompense ultime, le Nobel de la paix, partagée avec la super organisation de propagande recherche sur la responsabilité anthropique dans le changement climatique, le GIEC. Bingo ! La propagande présentation d’Une vérité qui dérange a enfin sensibilisé  les esprits au grand problème du réchauffement par l’homme seul !

Ce superbe documentaire vous est offert par Reflets, en version originale doublée en français. Attention : il contient des gros mensonges, saurez-vous les reconnaître ?

Une Vérité qui dérange from FoxMulder 2012 on Vimeo.

La vérité qui dérange d’Al Gore devait être diffusée dans les classes anglaises en 2007. Une plainte déposée par un dirigeant d’établissement scolaire vis-à-vis du contenu qui lui semblait légèrement exagéré — pour ne pas dire fallacieux — a forcé la haute cour britannique à trancher : le docu d’Al comportait au moins 9 « erreurs » scientifiquement non-validées, mais très alarmantes. Les écoles devront être prévenues que le film n’est pas à prendre pour argent comptant, qu’il contient des faussetés…

Le document, montré par Gore dans son documentaire, et qui va embraser les esprits est une courbe. En crosse de hockey.  Pondue par un jeune géophysiciende de 34 ans, en 1999, cette courbe, dite de Mann (du nom de son malheureux inventeur), est effrayante, puisqu’elle démontrerait que jamais dans l’histoire depuis des milliers d’années, la température du globe n’a augmenté autant que depuis l’homme rejette du CO2 dans l’atmosphère :

courbe-man1

Avec cette courbe, sois sûr de convaincre n’importe quel climato-sceptique. Et de faire peur aux enfants.

C’est ce graphique qui va tout déclencher. La grande cause anti-CO2 démarre avec l’exploitation de cette courbe dans le documentaire d’Al Gore. Et pourtant, elle est biaisée. Archi-biaisée. Au point que la controverse scientifique finira par donner tort publiquement à Mann. Depuis lors, le GIEC n’utilise plus la courbe de Mann.

nouvelle-courbe

Bon, les gars, ok, il fait la même T° qu’en l’an 1000 ou que sous Jules César, mais c’est pas la peine d’en parler trop non plus. Planquez-moi ce graphique au fond du rapport, et basta.

Et c’est là que l’on comprend que la température globale n’a pas augmenté de façon unique dans l’histoire de la planète vers le milieu du 19ème siècle. Elle a grimpé de nouveau au XXème, après une chute vers l’an 1100, et est au même niveau qu’à l’antiquité ou lors de l' »optimum médiéval ». Mais tout le monde s’en moque. Surtout les associés de GIM, qui eux, vendent et achètent des droits carbone à polluer. Comme ceux qui postent des photos d’ours polaires tout maigres, en rafales.

En parlant du Groenland, le problème de variation des températures est le même, et ce sont des spécialistes non-sceptiques qui l’observent, mais le GIEC ne va quand même pas mettre en avant leurs travaux…

groenland-temp-variationLe principe de remettre les données en perspective change la donne. Qui disait qu’il ne fallait pas regarder l’évolution des températures sur une échelle de temps courte pour comprendre la variabilité du climat ?

Les mails des spécialistes, tu n’en veux ?

Les lecteurs de Reflets sont friands de leaks, et c’est tant mieux. Il est toujours plus facile de comprendre les coulisses d’une organisation, d’un phénomène en pouvant lire les échanges de ceux qui font autorité sur le sujet. C’est le cas avec le Climate-gate de 2009. L’archive du piratage du CRU (Climatic Research Unit ) contient des documents de travail, des mails, plein de choses qui montrent bien mieux comment l’orientation, la guerre sur cette information vis-à-vis du problème de l’optimum médiéval s’est faite. Par les spécialistes de labo du climat. dont Mann. Parce qu’avec cet enfoiré d’ l’optimum, la démonstration indiscutable de Gore, aidé de Mann, s’écroule.  Et quand les meilleurs spécialistes s’envoient des mails pour tenter de comprendre ce qu’il se passe, ça donne des choses amusantes :

Anyone looking at the records gets the impression that the temperature
amplitude for many individual records/sites over the past 1000 years or
so is often larger than 1°C.  They thus recognize that natural
variability is unlikely to generate such large changes unless the sun
is having more effect than direct forcing, or there is some fortuitous
but detectable combination of forcings.  And they see this as evidence
that the 0.8°C or so temperature rise in the 20th century is not all
that special.

Ce extrait de mail (0983566497) est issu de l’archive qui a créé le « Climate Gate 2009 », mise à disposition par Wikileaks ici : http://file.wikileaks.org/file/climactic-research-unit-foi-leaked-data.zip

(This archive presents over 60MB of emails, documents, code and models from the Climatic Research Unit at the University of East Anglia, written between 1996 and 2009. )

Et maintenant, le business !

Mais il n’est pas très intéressant, aujourd’hui, de parler des raisons du changement climatique en cours, puisqu’il est désormais incontestable que l’homme change le climat, et que le contester est faire preuve, soit de complotisme, soit de révisionnisme, soit de crétinerie, ou encore d’autres choses qui vous ramènent très vite au point Godwin de la science moderne. Donc, comme ça chauffe de façon unique dans l’histoire, c’est notre faute (à 95% certain), et en plus il y a consensus de la part de 95% des scientifiques… bien que des hollandais aient fait une enquête auprès de plus de 1800 scientifiques qui bossent sur le sujet pour avoir leur opinion sur cette affirmation. Non, c’est une mauvaise idée de parler de ça, puisque le résultat démontre que le consensus des scientifiques qui bossent sur l’aspect anthropique du changement climatique est loin d’être celui indiqué par le GIEC.

Mais nous parlions du business. C’est bien plus intéressant. Pour Al Gore. Mais pas que lui.

valeur-GIMEt donc, la petite entreprise d’Al Gore, (Al Gore qui ne possédait « qu’un » million sur son compte en banque (et deux millions de patrimoine) en 2000, à la fin de son mandat de vice-prez, lui a permis d’être à la tête de 7,3 milliards de dollars fin 2014. Bon plan. Comment fonctionne ce business carbone ? Comment les ricains sont-ils en train d’en faire un levier mondial ? Comment Hollande est un sacré farceur sur le sujet ? Comment Al Gore explique que chacun peut faire un effort en faisant de petites économies d’énergie quand sa villa, à Gore, de 20 pièces avec piscine, dévore 221 000 killowatts-heure par an (comparé à 10 000 chez un américain moyen) ? Vous le saurez en lisant l’épisode 3 de cette merveilleuse chronique de chez Reflets.

Gore-Hollande-18mai

Le 18 mai 2015 : Super Al vient rassurer pépère sur le business carbone. Ca va le faire…

Avec en bonus, l’annonce d’un livre qui sort tout juste et devrait amener encore un peu plus d’eau au moulin de la grande escroquerie du grand barnum COP21-Gore-GIEC-business-carbone :

 

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Source: https://reflets.info/al-gore-le-nobel-menteur-sauveur-de-planete-et-milliardaire-du-carbone-2/